‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 87 sur 116 · CHAPITRE JXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE JXV

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L'Europe «îevrait être citée au ban de la Pologne pour lei Injuiticei toujours

crobsaules dont ce pays a é\é Wctime

Elle le sera au jugement (]<• Dieu.

(M*"o DE StâFî, , Consi(h:i ;ili(>n5 sur la Révolution française, t. 1, p. 12.)

' Les forces manquent â mon sèle , mais

le conngffct Veipéfaiwe ne man^nént pas â mon cœar«

(De BfARTiovAC, Défense du prince de

Folîgnac, p. 219.)

11 n'y a point dedroit contre le droit.

(BOSSUIT.)

L'Amérique, que nous voyons aujourd bni si belle, si prospère , et grandissant dans sa liberté ^ il fut un temps où elle était vassale. Des officiers aoglais commandaient dans ses ports, des gouvernears enfuis régnaient dans ses cités , nn parlement anglais lui imposait des lois, et décidait à Londres de son industrie, de sa fortone et de sa

172 APPLicmoRS VIS tois m la haturs

We. Or, il arriva qu'un jour le peuple, fatigué de

ce vasselage , courut aux armes , et , prenant le monde à témoin de la dignité de sa cause, il lui de* manda s'il était juste que des hommes de toutes nations , jetés par le vent de Tadversité dans de vastes solitudes où ils se créaient une patrie , fussent condamnés à porter les chaînes de l'Europe , et quelles lois de la nature ordonnaient à l'Amérique de payer des impôts au roi de Londres et de travailler pour Tenrichir. Ce fut le 4 juillet 1776 que cette déclaration ^ solennelle fut adressée au monde; on y lisait ces mots : « Nous regardons M comme évidentes par elles-mêmes les vérités suin vantes : que tous les hommes sont créés égaux ; n qu'ils ont été doués par le Créateur de certains » droits inaliénables; que, parmi ces droits, oo n doit placer au premier rang la vie, la liberté et » la recherche du bonheur ; que, pour assurer ces Il droits, les gouvernements ont été établis parmi )i les hommes, et que leur pouvoir, tant qu'il de- )i meure dans les bornes de la justice , émane do » consentement des goûvernés; que lorsqu'une n forme de gouvernement cesse d'exister pour ce >i but , le peuple a le droit de le changer ou de n l'abolir, et d'établir un nouveau gouveruemeui » en plaçant ses bases sur les principes , en orga- » nisant ses pouvoirs dans les formes qui lui |kv }i raissent le plus propres à produire sa sûreté et » son bonheur. Â la vérité, la prudence exige qve

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