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£d adoptant procédés de IL W, et la dactrioloçBr cet appareâi de c'est dans Tordre et la au sourd - mud ^l^^^ table (i). n n signes mimiques, ct^ rectifie ceux de FArve^ û instituer de
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De méoM tour à tour les destinés à chacune
(i) Foyez rmt, (1) IbùL,
l8a DE L'iDUCATIOir
che suivie dans les écoles du continent , et qu'il censure justement, il fait produire à la fois, dès le début , dans une composition entière , ces m^es parties, avec leur mutuelle correspondance; il £aût marcher concurremment, dans la construction d'une suite de phrases, les élémens de ces vocabulaires, mis en scène à la f&is (i) ; il provoque la création d'un vocabulaire méthodique , d'après k plan indiqué par Locke. {i)
L'indication des objets, les signes mimiques de la création du sourd-muet , les estampes surtout, expliquent la valeur des mots. Les exemples servent d'explication pour la syntaxe. L'auteur n'approuve point que la grammaire et la métaphysique soient appelées pour introduire à l'étude de la langue maternelle. Ces notions scientifiques ne sont nécessaires , à ses yeux , que pour apprendre une langue étrangère, à l'aide de la langue uritéedans son propre pays; mais tel n'est point, suivant lui, le genre d'études auquel le sourd -muet est appelé : la langue du pays doit être aussi pour le sourd-muet la langue maternelle ; il n'y a point, entre les idées qu'il apporte et celles de son maître, l'analogie qui permettrait de l'instruire par la voie d'une traduction.
Nous avons vu plusieurs instituteurs de sourds-
(i) FojrezVaiU DeafandDumb^ etc., page 477, (a) Ibid», page 47a.
DES SOURDS-MOETS- — P
muets recevoir cette missioi nelle ; en voici un qni la n ternelle : c'est M. John Pa M. Arrowsinith a entrepris sourd -muet de naissance, des méthodes existantes, et que Vexpérienoe acquise c propres essais. Une simple mença cet enseignement; h taient l'école à la fois. La des deux qui était privé d< lèvres, les mouvemens pixxi sons articulés. Rentrés à la tendait et parlait Êdsait rép qu'il avait reçue. La mère i l'alphabet sur autant de je coutuma à reconnaître da élémens de mots correspo phabet labial; il en forma lui expliqua ces mots , en li qu'ils signifient. On lui m< de mots dont il ne connais il ne pouvait connaître la rowsmith en convient; mai faisait suivre, en cela, la i enfans ordinaires, auxquels < dont ils sont encore incap sens ; réponse très vraie qua saurait justifier une telle ei
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un exemple (i). Ailleurs, cependant, il recommande de ne jamais se servir de termes qui soient au-dessus de l'intelligence de Fenfant. (a)
On ne peut s'attendre à rencontrer, dans les tentatives faites par M. Arrowsmith, des vues nouvelles sur les principes de l'art; il était même inévitable que les procédés essayés de la sorte , sans le secours d'aucune lumière théorique, ne fussent atteints d'une imperfection assez notable. Mais ils sont utiles, du moins, à consulter comme une expérience ; et le résultat qu'ib ont obtenu , malgré cette imperfection, est d'un véritable intérêt, comme pouvant faire apprécier ceux qu'avec des procédés mieux conçus, on pourrait obtenir dans la simple éducation domestique. On comprend que l'instituteur a du se rectifier souvent lui-même , et le tableau des di£Qcultés qu'il a rencontrées ne serait guère moins utile que celui de ses succès. Il est, au reste, des difficultés qu'il s'est imposées sans nécessité , comme lorsqu'on voulant enseigner le verbe, pour la première fois, à son élève , en le rendant témoin de l'action correspondante , et l'exprimant dans une phrase , il prétend enseigner en même temps le verbe auxiliaire pouvoir y et faire concevoir ainsi la possibilité ou
(i) The An instructing the infant Deqf and Dmmb, etc. Londres, 1819, in-8*, chap. I*% pages 33 et 34.
(a) Ibid., page 44.
DBS SOimiW-MDÏTS. PART. Il, CHAP. XVI. l85
l'impouibîiité d'exécuter cette même action (i); idée iùen abstraite pour le sourd-muet qui com-
Du reste, M. Arrowsmith n'acheva point son ooTrage d'après ses propres idées. Il commençait k introduire, dans Vesprit de son élève, quelques notions relatives à la religion et à la géographie , nvec plus d'empressement peut-être que de prudence, lorsque les ouvrages de l'abbé de l'Épée lui tombèrent entre les mains. Dès-lors il abandonna entièrement ses recherches personnelles; il se persuada qu'il n'y avait rien à perfectionner dans la méthode de l'instituteur français, et il se hAta d'en donner une traduction pour la faire connaître à l'Angleterre.
M. Arrowsmith conseille de commencer, dès L'âge de quatre ans, l'enseignement de l'alphabet au sourd-muet, et, à six ans, l'explication des mots et des propoùtioDS les plus usitées.
La privation de la vue lui parait un plus grand obstacle k l'acquisition des connaissances, que la surdité (a). II faudrait sans doute distinguer : la proposition est vraie, s'il s'agit des connaissances que l'homme peut acquérir directement par luimême sur le théâtre de la nature sensible; car le
( 1 ) T%e Ah <f inttructittg the infant Dtaf and Dumb, etc . , énif. II , psge 64
{%) Ibid. Introductioa , page ijj.
l86 DE l'^duca^tioit
sens de la vue nous apporte beaucoup plus de perceptions instructives sur les objets extérieurs, que celui de l'ouïe ; mais il en est tout le contraire, s^H s'agit des connaissances acquises par la voie de la tradition, par le commerce des autres homsies, et de celles qui se rattachent au monde moraL
M. Arrowsmith émet , sur les instituts de sourdsmuets , une opinion sinon juste , au moins originale. Il estime qu'il serait beaucoup plus utile d'élever un sourd-muet dans une réunion d'enfans entendant et parlant, qu'au milieu de ses camarades d'infortune. <c En effet, dit-il, lorsqu'on <c veut apprendre la langue française à un Anglais, ce ne préfère-t-on pas de l'envoyer dans une école <c française? (i) » Cette réflexion, malgré sa singularité apparente, mérite d'être approfondie, et pourrait bien se trouver fondée à quelques égards. Une idée plus singulière encore est celle des avantages que trouveraient, aux yeux de M. Arrowsmith, les enfans entendant et parlant, à être élevés dans des instituts de sourds-muets ; idée qui pourrait cependant encore se justifier, si elle était traduite en cette réflexion qui en a été la Murce : que les enfans apprendraient beaucoup mieux leur langue maternelle, et concevraient des notions plus
( I ) The An qf instructing the infant Deafand DunA, €te., page io3. = Note sur le chap. I*^ de la méthode de Vêbhé de rÉpéc, page io3.
exactes des choses, si leurs parens et leurs instituteurs étaient soumis aux mêmes nécessités qui commandent de ramener l'enseignement du sourd-muet à la marche tracée par la nature.
Parmi les infirmités dont la créature humaine peut être atteinte, il en est peu qui imposent des privations aussi cruelles que celle qui consiste dans la réunion de la cécité avec la surdité. Ce malheur, qui inspire la. compassion la plus profonde, est du moins très rare; il n'en est pas moins nécessaire de lui apporter tous les soolagemens qu'il comporte, et la recherche des soulagemens qu'il peut recevoir, en même temps qu'elle est d'une haute importance pour Fami de l'humanité, est assurément aussi une des questions les plus intéressantes et les plus profondes pour la vraie philosophie ; elle se lie k l'art d'instruire les sourds-muets ; car elle tend au même but, en luttant contre de bien plus graves difficultés, et sans obtenir les mêmes secours. L'abbé de l'Épée, l'abbé Deschamps, Fabbé Sicard, mais le second surtout, s'étaient occupés de ce grand problème. L'Angleterre a offert dernièrement un phénomène de ce genre, qui a fixé l'attention des hommes les plus éclairés de ce pays : cest celui du jeune James Alitchell, fils d'un ministre dans le canton de Murray, que sa soeur a réussi à élever et à instruire elle-même, d'après les di-
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rections de M. Parker. Les trois autre^ sens, k tact, Todorat et le goût, ont été mis en réquisition pour suppléer à ceux dont cet infortuné était privé. Des caractères en relief, tels que ceux que l'on emploie pour l'instruction des aveugles dans la méthode ordinaire, ont servi pour lui fiiire connaître les lettres et la formation des mots, pendant qu'on lui £aiisait remarquer les objets, d'après celles de leurs qualités sensibles par lesquelles il pouvait être affecté (i). Ce phénomène a été l'objet d'une suite de questions judicieuses , d'observations fort curieuses, et de réflexions du plus haut intérêt de la part de l'illustre philosophe M. Dugald Stewart , de sir James Makintosch, de MM. Gordon, Dewar, Glennie, Wardrope (i). Nous nous laisserions entraîner hors de notre but, si nous cédions à l'attrait qu'inspire un sujet aussi neuf; mais nous devons signaler ces documens à l'attention de ceux qui s'occupent de l'éducation des sourds^-muets : nous ne pouvons nous dispenser aussi de noter id, en passant, un fait d'une extrême importance pour
(i) Transactions of the royal Sociefy of Edimbimrg, vol. VIII, Part first, art. vi, page i3a.
(a) Ibid. , vol. VII , Part first , art. i ; vol. VIII , Part firsl, art VI, vu. = Articles de MM. Dugald Stewart, John Gordon et Henny Oewar. Ce phénomène a occupé aussi M. Watson. {Instruction </ the Deaf and Dumb, etc., p. 63.)
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rétude de la nature humaine , et qui tend à confirmei* la conyiction que nous avons exprimée sur la moralité du sourd -muet; c'est que James Mltdiell distinguait le bien et le mal , avait le sentiment de ses fautes, et s'indignait de l'injustice, (i)
M. Dugald Stewart a voulu voir par lui-même l'enfant atteint de la double privation ; il l'a jugé capable de réflexion; il a été frappé de l'affection que cet enhnt portait à ses parens : il n'a pas hésité à penser qu'en tirant un parti convenable des trois sens qui restent au sourd-muet-aveugle , on peut l'introduire aux connaissances indispensables pour la vie civile. £n recommandant d'employer pour cet enseignement les procédés indiqués par Tabbé Sicard , M. Dugald Stewart remarque cependant que l'instituteur français a beaucoup trop méconnu et négligé les ressources de l'odorat , sens qui acquiert chez le sujet dont il est question, une perspicacité surprenante, et qui, devenant pour lui comme une seconde vue , lui sert pour juger à distance (2).. Ce profond penseur, l'honneur de l'Ecosse, que nous vénérons comme le prince de la philosophie de notre époque , a jeté , à cette occasion , un coup d'œil ra-
(1) Voir la note I, à la suite de ce Chapitre. (1) Transactions cf ihe royal Society 0/ Edimburg, vol. II, Pan fint. 182/1.
DE l'eDUCATIOI!!
pide sur l'art d'instruire les sourds -muets, et a établi, en passant, sur l'histoire de cet art, im fait aussi important qu'ignoré , en replaçant Dalgamo au rang des premiers inventeurs (i). Pourquoi M. Dugald Stewart ne nous a-t-il pas donné, sur les principes de cet art, et les perfectioonemens qu'il attend encore, le résultat de ses propres méditations ? Il n'est personne qpii eût pu 7 répandre plus de lumières.
Parmi les écrits qui ont dans ces derniers temps contribué, en Angleterre, à perfectionner ou à propager l'art d'instruire les sourds-muets, on cite encore la Chyrologie de M. Lucas, instruction abrégée pour enseigner au sourd-muet à lire, à épeler, et pour lui montrer l'alphabet manuel (a) , une suite de lettres insérée dans le Cottange*s monùdf visitor (3) , une suite d'articles dans le journal pour la médecine , la chirurgie étrangère (4) , un Traité élémentaire sur Véducation des Sourds- Muets ^ par M. John England (5). Un observateur anonyme, dans un tableau où il expose les principes,
(i) Voir la note J, à U suite de ce Chapitre. (a) Chjrroiogy, etc, Londres, 1812.
(3) Londres, n* 48 ; décembre , 1 8*4» '^<^'* ^^ î "** 49 * ^^i janvier, iSaS à juin, tome V.
(4) Londres, vol. I, n* 3, mai, 1819, art. vn; vol. Il, n* 5 , novembre 1819 , art m, n® 3; février, 1810, art. vni.
(5) Montrose, i8i9,in-8®.
la direction et les besoins de l'Institut des sourdsmuets de Dublin , a peint sous des traits fort défavorables l'état naturel des sourds-muets (i); mais le zèle qu'il témoigne pour l'utile Institut auquel il désire procurer des souscripteurs, peut l'avoir porté à exagérer, même sans le vouloir, le tableau du malheur auquel il s'agit de porter remède. Nous ferons la même remarque à l'égard d'un rapport fait en 1 826 sur l'Institut des sourds-muets de Birmingham.
L'Amérique , qui s'est placée si rapidement au niveau de l'Europe, dans la culture des sciences et dans la création de toutes les institutions utiles à l'humanité, ne pouvait rester en arrière dans l'étude de l'art bienfaisant qui nous occupe. Dès l'année 1793 , nous trouvons dans les Transaotipns philosophiques de Philadelphie, un Mémoire de M. Willams Thornton sur la manière d'enseigner la langue au sourd-muet (2). L'auteur donne une préférence marquée à la prononciation artificielle ^ comme à l'instrument le plus favorable aux communications sociales et connues, celui dont l'usage est le plus constant et le plus rapide. Il se borne à indiquer en peu de mots comment le sourd-muet
(i) An investigation into the principles, etc. Dublin, 1825, (a) Transactions of the american philosophical Society heldat Philadelfihia y etc., vol. III, page 3 10.
iga DE l'Éducation
doit apprendre à connaître Falphabet, à fenner des mots ; il fait servir à l'interprétation des termes de la langue, les signes mimiques propres au sourd-muet , et les représentations des objets par le dessin. Il recommande la classification des idées, comme la condition d'un enseignement fructueux, et donne le modèle d'un cadre général dans lequel peuvent être répartis les objets qui appartiennent aux divers ordres de la nature.
Ceux des philosophes américains qui se livrent à l'étude de la théorie du langage humain sont &vorablement placés pour comparer les idiomes des peuples sauvages , et nous leur sommes redevables de recherches intéressantes sur ce sujet. Quelques uns d'entre eux ont étendu leurs observations aux signes mimiques en usage chez ces peuplades enconp barbares. M. Williams Dunbar, dans un Mémoire daté de l'État des Natches , a donné un ce^ tain nombre d'exemples de ces signes (i), tels qu'il a pu les recueillir parmi les peuplades qui habitent les rivages du Mississipi et les côtes de l'ouest, vers le nord de l'Amérique. Il nous apprend que ces sauvages font un usage abondant et fréquent de la pantomime, l'employant avec une extrême rapidité , et préfèrent souvent au langage articulé cette manière de communiquer. Il ajoute que
( I ) Transactions rf ihe american philosophkai Societj hchl at Philaelelphia , etc., vol. VI , Part. I , art.-i.
t)ES SOUBDS-MUETS. PART. II, CHAP. XVI. igî
ces peuplades, quoique parlant des langues entièrement différentes, emploient les mêmes signes mimiques ; il croit qu'on peut trouver une ressemblance frappante entre ce même langage des signes et les formes des caractères de l'écriture chinoise (i). Il remarque, au reste, que ce langage d'action est soumis à une étonnante régularité , et forme un système lié par l'analogie. M. Samuel Akerly a eu l'idée ingénieuse de comparer les signes des sauvages américains avec ceux des sourdsmuets j tels que les avait donnés l'abbé Sicard (a). II a découvert que si , parmi les premiers , il en est un certain nombre qui sont particuliers aux sauvages et qui se rapportent à leurs habitudes et aux circonstances qui leur sont propres , il en est aussi quelques uns qui se trouvent avoir une ressemblance frappante avec ceux qui sont employés
(i) C'est ainsi qae dans Ton comme dans l'autre, par exemple , le soleil est désigné par nn cercle, la lune par un croissant, l'homme par deux lignes droites formant un angle y dont le sommet est tourné en haut
(2) Observations on the language qf signs, read hefore the New '^ York Lyceum <^ natural history , on the a3 , jt/ne 1823.
On peut constdter aussi le rapport de l'expédition du major Long, auquel M. Akerly a emprunté ces exemples : Account on an expédition to the Rossley mountains , by Major J. H. Long. Londres , i8:i3 , tome I", page 1 33 , et Appendice B, page 271.