‹ De l'éducation des sourds-muets de naissance (volume 3)Chapitre 22 sur 41 · DB L EDUCATION · texte numérisé non relu

DB L EDUCATION

(S.-M.) — Voyez chap. IV, p. io5.

(R.) —Idem.

Vérité. (A). — LHndex, dans la position d'indiqotfy trace une ligne un peu courbée dans le haut, à partir de la bouche, et se dirigeant droit devant soi; les autm doigts soigneusement fermés.

(S.-M.) — - N*a pas été reconnu chez eux; mais ib emploient une affirmation plus prononcée par an monvement de tête.

(R.) — Fojrez Partie II, chap. IX , p. 585.

Mensonge. (A.) — L'index et le médius r^pèCieot deux ou trois fois le sigçe précédent ; mais, léonit à la bouche, ils se séparent en s'éloignant pour indiquer que le mot dévie.

(S.-BI.) — N*a pas été reconnu chez eux.

(R.) — L*index horizontal passe devant la boudbe de droite à gauche.

Non; rien; je n* ai pas. (A.) — La main, la paume en dehors, passe et repasse devant la Bgure.

(S.-M.) — On secoue la tête.

(R.) — Pour /K7/1, on secoue la tête; pour rien, le pouce et Tindex prennent le bout des dents incisives et s'en détachent avec force. Vouxje rCaipas^ on souffle sur le plat de la main qui passe devant la 6gure de droite! gauche.

Maintenant; présentement. (A.) — Les deux naios formant chacune un creux , se réunissent l'une à oAlé de l'autre et se meuvent de haut en bas.

(S.-M.) — Idem.

(R.) — Idem.

DES SOnRnS-MtlETS. PART. II, CJIAP. XVI. 2O9

Beiuicoup. (A.) — L'intérieur de la main droite ^appe légèrement à plat sur le revers de la gauche, et ce mouvement se répète en proportion de la quantité plus ou moins grande.

(S. -M) (volume). — La main droite ouverte , le revers en baut, s éloigne delà gauche en montant^ les joues se gonflent.

(Quantité). Les doigts des deux mains s'ouvrent à plusieurs reprises.

(R.) — Idem.

Mon; à moi. (A.) -~ La main fermée et levée ensuite cfevant les yeux.

l'S.-M.) — Le plat de la main s'applique plusieurs fois sur la poitrine.

(K.) — IJem.

yous. (A.) — La main ouverte , se tient en dehors obliquement, M dirigeant en avant.

(S.-M.) — L'index se dirige vers la personne à laquelle on s'adresse.

(R.) — Idtm.

Il; /lu ; un dutre. (A.) — Les deux index étendus, les mains fermées , les doigts se posant l'un sur l'autre ou se touchant très près et se séparant ensuite par on mouvement modéré.

(S.>H.) — Si la personne est présente, on l'indique, si elle est absente, on répète le signe qui lui est affecté en forme de nom propre.

(R.) — Le pouce, les autres doigts fermés, se porte en dehors à droite.

Quai? quM dites-vous? [,A.) — La paume de la main

aïo DE l'Éducation

en haut s*a?ance par un roouyement circulaire al le baisse.

(S.-M.) — - Idem , avec le signe d'interrogation oonira de tont le monde.

(R.) — Idsm.

Nous avons emprunté une partie de ces sigMi au exemples donnés par le major Long, et une partie à U nomenclature de M. William Dumbar.

On remarquera que les sauvages ont dee signes mimiques pour les pronoms considérés dans une fiMiolîon générale , signes qui manquent aux sourds*fliiecs ;eette circonstance annonce chex les premiers un tyscèmede langage où l'art de lanalyse est porté beaucoiip phis loin.

DES SOURDS-MUETS* —PART. II, CHAP. XVII. ai I

CfiAPlTftÈ XVIÎ.

Travauit récens en Espagne et en Italie, '-^ MM. ^ Aléa y Hemandezy ScagUotti, etc.

Si lions avoDs vu^vec surprbe Fart d'iostniiK les aiNMtbimfets, après avoir été découvert, piropooéy appliqtié en Hollande et en Angleterre, demenrer ensuite abandonné et cônmie ooblié, pendant près d'Un siècle , dans ces deux contrées, nous éprouvons un bien plus grand étonnement lorsque, revenant dans cette Espagne, qui avait été le berceau de l'art, nous retrouvons un intervalle de près de deux siècles entre l'époque de sa naissance , et celle où il fut remis en activité ; kyrsque nous voyons cette même Espagne , qui se glorifie justement d'avoir produit les premiers inventeurs, être la dernière contrée de l'Europe à posséder un Institut public pour l'éducation des sourds-muets.

Le souvenir même des découvertes des Ponce et des Bonet s'était presque effacé , au témoîgtoàge du docteur Hernandez. Cest peu encore : le premier écrivain qui, dans ces derniers temps, a ramené l'attention publique en Espagne sur l'art d'instruire les sourds-muets , ne semble avoir pris la plume que pour en contester le mérite et l'uti-

2ia DE LÉDUCATIOir

lité. D. Ramon Campos, dans son Don de la Parole (i), a voulu établir que « les écoles pour <i les sourds-muets, sont des institutions plusloua- « blés par Tintention , que par Tintérêt qui en ré- « suite; que, tout en apprenant au sourd-muet, à « force de peines , à mal lire , mal parler et mal (t écrire, on lui donne, à la place du langage àaera gique que la nature lui inspire , un langage fisoUe <c et lent; que s'il lui procure quelque avantage « pour le commerce de la vie, il est loin pour cela (c de donner plus d'exercice à ses pensées, ni plus ce d'étendue à ses discours » (2). D. Bamon Campos avait refusé au sourd-muet la cipadté d'ac-

quérir des notions abstraites, et s'était appuyé, dans cette opinion, sur les maximes de quelques métaphysiciens français; il avait été jusqu'à supposer qu'il serait impossible d'apprendre aux sourds-muets, en Chine, à parler dans la langue de leur pays.

(i) Madrid , i8i3| page gS.

(2) « Si Técolc des sourds - muets à Paris pabliait des « rapports bien circonstanciés des eipériences de reoteîgne- « ment , dit M. Campos , cette théorie ( son opinion sur Fina utilité des écoles des sourds-muets ) pourrait être justifiée ce au besoin , ou tout au moins on indiquerait les expériences «et les essais pour l'approfondir.... » Nous ne tarderons pas peut-être à satisfaire au désir de M. Campos; et nous espérons que ces rapports pourront le ramener' à des conclasiens toutes contraires.

liES SOUBDS-MUKTS. P,

Mais ces assertions ont et victorieusement réfutées de rÉpée, D. Jh. Miguel duquel l'Espagne doit la en sourds-muets fondé à Mad de ce siècle , qui a dirigé a dant plusieurs années, ave< de zèle. En réclamant, en i la capacité de former des générales, M. d'Alea a éta faits environnés d'une évid prit humain , essentiellem< propre énergie la faculté d lité indépendamment de so la notion abstraite, sans el dèle ; qu'il aperçoit cette clarté que les premières in notion, à son tour, provo( à la représenter; que l'espr veiition tacite , associe ce que dès-lors la notion et fluence réciproque , se rapf l'homme doit au privilège ( primer les abstractions , le < intelligence.

De ces six considération

(i) Observations sur la Capac les notions abstraites générales. IVl

Page 1