II! I I I I 1. I I I . ■ I I
(1) Oracion inaugural , ^fe, qmç^ ley(f D. Augualia de S^yXySLj duque de Hijar, etc. Madrid, i8i4> page 19. = Le duc de Hijar nons annonce^ dans ce discours, « qu'on croit •« que le manuscrit dans lequel D. Pedro de Ponce avait con- « signé la description de sa méthode , suivant le témoignage « d*nn membre de sa congrégation , a péri dans an incendie " qui a consumé les archives du monastère qu'il habitait, t Ibifl. , page 11.)
aao DE l'Éducation
aucuu emprunt étranger, et s'est attaché à Catire revivre les exemples , à appliquer les leçons qu*il trouvait dans sa propre patrie : c'est la méthode espagnole qu'il a voulu ressusciter et restaurer. Le docteur Hernandez s'était d'abord livré à des recherches sur les moyens de guérir la surdité de naissance ; il réclame la priorité de la découverte d'un traitement par les fumigations d'eau chaude, dont l'essai eut lieu en 1 808 , avec succès , à ce qu'il annonce (1). Il s'est trouvé conduit par là k s'occuper aussi du genre de soins que peut demander le sourd -muet rentré en possession de l'ouïe 9 pour apprendre à comprendre le langage des autres , et à parler lui-même ; pour s'exercer soit à discerner les sons proférés, soit à les imiter à son tour, soit enfin à apprécier les valeurs des termes qui composent la langue usuelle, par conséquent à acquérir, avant tout , les idées que ces termes doivent exprimer, et que dès-lors ib supposent préexistantes dans l'esprit (a). L'exameo de la dernière de ces trois questions est un point de départ très favorable pour l'étude de Vart
(i) Discurso pronunciado en la pertura del reai colegh de SordO'Mudos , etc. Madrid, 181 4-= Plan de ensenar û los Sordo-Mudos, eic, Madrid, i8i5, in-8**.
Nous doutons que rexpériencc ait confirmé les espénnce% (\vL*i\ en avait conçues.
(2) Discurso pronunciado m la pertura, eic, i8l4, pag- 9 ri II.
d'enseigner aux sourds-muets, et doit diriger vers les recherches phiIoso|)hiques, qui sont l'essence de cet art.
Le docteur Hernandez n'a point suivi les traces de M. d'Alea, ni adopté le système des signes méthodiques, quoiqu'il admette d'ailleurs l'emploi de la pantomime propre au sourd - muet , comme un moyen indispensable d'explication ; il va jusqu'à attribuer à l'alphabet manuel espagnol, dont il fait d'ailleurs assez peu de cas, une supériorité marquée sur le Dictionnaire des gestes ou signes mimiques : le premier est, au second, suivant lui, ce que l'écriture est aux hiéroglyphes, ce que les chiffres arabes sont au travail de compter par de simples raies. « L'abbé « de l'Épée n'a pu, dit-il, avec ses signes, pas plus « que Péreire avec sa dactylologie, dépasser, en- « vers ses élèves, les bornes d'une instruction puce rement mécanique; les signes mimiques con- « ventionnels ne seraient qu'un obstacle et un (c retard. » (i)
Le docteur Hernandez, rejetant tous les procédés modernes, a cru devoir se reporter au berceau de l'art lui-même, aux découvertes de Ponce (2)
(1) Discurso pronunciado en el examen publico, 1820, page 8.
(a) M. le docteur Hernandez cite plusieurs fois , au sujet de Ponce, le témoignage d'un auteur nommé Ocampo , qui
222 DE LEDUC ATIOir
et de Bonet. Ces deux premiers inventeurs , dont l'Espagne s'honore si justement , ont posé à ses yeux non seulement les véritables principes, mais encore les limites. Non seulement leurs procédés doivent servir de modèles, et n'ont reça aucun perfectionnement essentiel des travaux de leurs successeurs ; mais on ne pourra les dépasser à Favenir, du moins par rapport à ce qui en constitoe la substance, (i)
Toutefois, M. le docteur Hemandez pense qu'on ne doit lire qu'avec une certaine défiance ce que les contemporains ont écrit au sujet de D. Pedre de Ponce; il juge que leurs écrits sont empreints d'exagération ; il reproche à Ponce d'avoir abusé de sa découverte , d'avoir voulu porter fart
nous est entièrement inconnn. D'après cet autenr, l'inventear de l'art commençait, avant tontes choses , par apprendre à ses élèves à écrire ; il les faisait ensuite épeler, piii> articuler avec force. H enseignait à l'aide des signe! et de li dactylologie; ses élèves avaient appris l'escrimey réqaîution , l'italien , le latin , le grec ; ils avaient apprit fart de la peinture, la religion , la philosophie naturelle, Taitrologie; quelques uns d'entre eux occupèrent des bénéficM eodéuiS' tiques. [Discurso pronunciado al prineipiar, etc. 1816, pV'7* 8,i5.)
(i) Discurso pronunciado en la pertura, etc,, pajfcî*^ Discurso pronunciado al principiar los examenet pubUeos,^-* la tarde del 17 de octub. de 1816. Madrid^ 1816, pages 8» 11, la, i5.
ors SOUBDS-BCETS. P,*HT. II , CH AP. XVIl. 1%'i
aii-dd^ de ses liniites, en l'étendant jusqu'à l'étude des langues anciennes et de la logique, (t)
Le directeur actuel du collège des sourdsiDuets de Madrid diffère aussi de Bonet sur deux points principaux :
I'. Il n'attache pas, à beaucoup prés, la même importance ii Valphabel manuel , en fait peu d'usage; il ne l'emploie qu'avec beaucoup de réserve, ne le considère que comme un simple auxiliaire qui peut assister, au besoin, la mémoire du soord-niuet, k moins qu'un vice d'organisation oti une excessive lenteur de l'intelligence ne rende •on secours nécessaire (a) ; ii J'emploie à l'origine même, pour apprendre au sourd -muet à écrire, pour lui enseigner la correspondance des caractires de l'écriture avec les sons et btcc les jeux de l'oTf^e Tocal. (3)
ï*. n considère comme une lacune essentielle dans h méâiode de Bonet, de n'avoir point enseigné an somd-nniet à lire sur les lèvres des personnes qui hii parlent ; il s'est attaché à combler cette lacune : U insiste beaucoup sur ce point.
(t) Dûeiir*opn)miatdadoemiaperturti, tte. iSi^tptft •». ^ Zfùcurto prwamciado ol principiar lot examenet, rie. i8t6, p*ge 5.
(i) Plan Je atiniar, etc., page 1 1 a. î= Dkearto pronuntiaio al pni»upi*r, ete. 1816, pa^e i^.
(S)nMr..pacei6.
224 ^^' L^MOUCATIOK
Bonet avait fait remarquer que le spectateur, en apercevant le mouvement extérieur opéré par lo lèvres d'une personne qui parle, ne peut cependant découvrir le mouvement de la langue , ni ce qui se passe dans l'intérieur de l'organe; il en avait conclu que le sourd-muet ne pourra jamais puiser que des indications incomplètes et incertaines dans les observations qu'il fera sur la physionomie des personnes qui parlent en sa présence; il avait pensé que, si quelques sourds-muets parviennent, à force d'exercice et par une habileté particulière, à deviner plutôt qu'à lire, par un semblable genre d'observation, la parole qu'on prononce, il était du moins impossible de réduire un tel prpdige en art , et de le soumettre à des règles précises. Ces suppositions, smvant le docteur Hernandez, annoncent dans Bonet une connaissance imparfaite de l'art dont il s'est prétendu Finventeur; elles répandent de la contradiction dans son système. Le directeur du collège de Madrid met tous ses soins à faire disparaître pour le sourd-muet la difficulté prétendue d'apprendre à lire sur le seul mouvement des lèvres, et à établir pour le maître la nécessité d'enseigner ce mode de lecture à son élève. Il suppose que la seule portion des mouvemens extérieurs, produits sur les lèvres de la personne qui parle , et que la sourdmuet est à portée de voir, peut suffire k celuÎHDÎ* indépendamment des mouvemens intérieun qiiHl
jj
tout- le
'jiv- .li.
et hu £cre
siom lettres. Ifes-i:
De peut aperçrà. l^
X snjnies
fuptrre
lèvres àt la
lérité
lettres,
clant
chatcune cTefles
lin ancien
pléo
de celles qui
ITiabitode ? Le
d'ah
cependant reste I^e sourd -muet
chy graphie dans l'alphabet labial; il lira dons un livre animé , de la même manière que nous lisons dans un livre immobile. Telle est la substance des.raisonnemens que le docteur Hemandez oppose à l'opinion de Bonet (i ). a II y a, dit^il, dans « les expressions de la voix articulée, deux dioses « qui peuvent transmettre à notre âme les idées a qu'elles représentent : l'une est le son ; l'autre a est la forme extérieure qu'affecte l'organe vocal, « en prononçant ce son. La première perception « appartient à l'ouïe, la seconde à la vue; suJbsticc tuer celle-ci à celle-là, voilà tout le secret de « l'art. » (2)
Pour enseigner au sourd-muet le mécanisme de la parole , le docteur Hemandez donne la préférence aux gravures qui représentent, soit de fiioe, soit de profil, tous les détails du jeu des diveises parties de l'organe vocal ; il recommande ausû que le maître, se plaçant en face de son élève, et articulant alors avec lenteur, lui fasse remarquer les conditions nécessaires pour proférer chaque son; quoique ce second genre de démonstration, toujours incomplet, ne doive qu'accompagner le premier, et ne puisse suffire par lui - même. Mais il proscrit l'emploi de la langue de cuir, et de tous
(i) Pian de enschar, etc., pages /jS , 98 à 108. = Dà* curso, etc. 1814, pages 17, 18, 19.
(a) IbifL , pago 3. =: Ibifi., page 16.
DES SOURDS-MUETS. PAJtT. IJ, CHAJ». XVII. aa«J
les autres instrumens introduits c^ns la boodie de l'éiéve, comme n'agissant que sur une portion de l'appareil Décessaire à rémission paHEûte des sons, II rejette Femploi du nmxnr, comme ne donnant aussi qu'une image impaifaite , et ne l'obtenant que par une exagération de moureraens , qui dénature le jeu de Tof^iane Tocal. S n'approuve point que le maître essaie lui-même de disposer, avec ses doigts, les portions intérieures de cet organe. Il juge d'ailleurs tous ces procédés inutiles, la vue des gfjLwweh lui paraissant un moyen suffisant et beauoonp fikis sur. ( i) Le système adopté par M. le docleor Hensasdez, comme le moins défedneuK^ cosifiiste dans la combinaison des signes manuels et de œux de récriture avec ceux de la voix (a^; il veut retnnn^er encore, même diez le sourd-muel, dans les ôemK premières espèces de signes, et jusque dans les gestes de la pantomime <, la représeirtalkiB é» élémens de la parole ; et de là itxh tance qu'il met à Fenscignemeot de i artificielle; il va jusqtf'à peaser que le yoarémuet auquel elle ne poorra être donsiée .
» 1*" #ir.
(i) Plan de ensenar, etc, , P^T^ lî, 94 ^
(a) Creo..., qtu la miiTiT memoi dt^t/ctmomi dt emtkt»KL
Mudosy es combinar Un àgmot mammairt y lot a^ftet etcntut
ron los ruidof y âomidM^ parm CÊrrM oçmifictÊÊiimt m ijm^taarr
-=~ Discurto pronuMciado eu el ejuunem . etc. lik^o^ p>c» %
2^8 DE l'ÉDUCA.TION
u'obtiendra jamais qu'une instruction inoomplète (i). Toutefois il reconnaît que les premien exercices doivent avoir lieu avec la plume; et c'est à Taide de l'écriture qu'il fixe les images mobiles des formes empruntées à Talphabel labial (a). Du reste, il recommande à Tinstituteur de s'abstenir de toute conversation orale avec son élève, jusqu'à ce que celui-ci ait appris à bien prononcer, connaisse bien le mécanisme de Tidiome, et ait acquis l'intelligence de la langue.
La marche de l'instituteur de Madrid est en tout rigoureusement synthétique. Loin d'attaquer directement, et dès les premiers exercices, la pensée conservée dans son intégrité , et représentée dans une proposition simple , il ne commence pas même par un nom entier ; il enseigne les lettres une k une, et forme les syllabes avant d'arriver aux mots. Ici, il parcourt le vocabulaire dans une assez vaste étendue ; il le fait étudier tour à tour pour cbtcune des diverses espèces d'élémens qui constituent les parties du discours, avant de construire une phrase : au lieu de faire ressortir de la décom- • position du discours, et du rôle qu'y joue chaque élément , les lois qui régissent les formes que cet
(i) Pian de ensenar, etc, , page 5. = Ducurso, etc. A\ky pages 17, ii,z=zllHd. i8ao, page 7.
(a) £i cxercicio pritnero dehe Gacerta con ta plume ^ etc. zz: Pian fie cnsr'^ar, etc. , pa gr 1 08.
\ des nippd q ix espèées de
oivent exprimer; nulle part, en un mot, i de la pensée ne se présente qu'en fragichés ; nulle part le discours ne se proit. L*élève doit subir de la sorte l'initiâtes les régies grammaticales, avant que ilus simple puisse lui être raconté dans usuelle , avant qu'il lui soit permis d'enseule conversation avec son maître, (i). iur de Madrid désire cependant que Save toujours, dans l'application pra-* la îèg^, le moyen d'en découvrir le fo pénétrer Vesprit ; mais il ne nous incomiDent une oon^tion^iussi essentielle Mt se concevoir avec la marche qu'il juge de suivre. Noos le voyons quelquefois, ire, recourir à un amusement dépourvu
23o DE LÉDUGikTION
les règles dans la mémoire du sourd -^ muet, comme, par exemple , aux jeux de cartes qu'il emploie pour faire apprendre les prépositicms et les conjonctions, (i)
Quoique M. le docteur Hernandez ait consacré une grande partie de ses travaux à la partie mécanique de l'art , il est loin de méconnaître la haute importance de la partie logique du même art; il a même marqué avec précision et netteté la séparation de ces deux branches, et la prééminence de la seconde. Il répète souvent que l'acquisition des idées doit précéder oeUe de leurs signes : c'est dans le parfait accord des idées et des signes , qu'il fait consister le mérite de l'enseignement (n). Mais, pour avoir une idée individuelle, il faut avoir été affecté par sa présence; les idées générales ne peuvent naître que de la classification des individus ; porter dans cette dsssification la méthode la plus exacte et la plus fidèle, tel est le but que nos langues ont trop mal rempli, que le maître du moins doit chercher à atteindre. En partant de ces principes, l'instîtuteur espagnol a donc distribué les noms, les verbes, les adverbes, en tableaux de namench' tures , mais en se bornant à instituer pour chtcun un premier ordre de genre , sans poursuivre son
(i) Plan (le ensenar, etc, page 83.
(a) Ibi€l. , liages 37, io5. = Discurso, etc. 1814, ptgc H*
èUcates opérations, elles ne sauraient, il faut lire y obtenir l'approbation des vrais philobes. Comment ne pas s'égarer en partant de 9 supposition «que, en métaphysique, nos opéjons se bornent à connaître et à qualifier les Mes invisibles, en se les figurant matérielles, que les progrès de ce genre de pensées est pn^rtioD de la plus grande multitude des es malérieUea » (^) ? Aussi ne propose-t-il que lie des métaphores , pour franchir le passage Bonde sensible au monde intelIectueL S'il veut Hnre W sourd *- muet à la notion du bien et mal monil, cfest par les exemples ou les in-' tkms tirées des sensations agréables ou désables.(3)
« le docteur Hemandes a judicieusement requé que c'est sous l'empire du besoin , sous ontrôle des applications , que les enfans se
aSa DE l'jéducatioit
forment des idées justes et claires, et les rectifieDt lorsqu'elles sont défectueuses : c'est donc ce double ordre de garanties qu'il invoque, dans Vin' struction des sourds-muets. Il rejette en général les définitions théoriques ; il appelle à son secours les explications sensibles (i). Il veut que son élève sourd -muet conserve lui-même, par écrit, ses souvenirs, dans un journal. Il recommande, lorsque l'élève est en état de converser par l'articulation artificielle, qu'on multiplie avec lui les entretiens , et qu'on le contraigne dès-lors à renoncer aux moyens accessoires de se faire comprendre, tels que les signes mimiques.
Il est doux d'entendre le directeur d'un coU^ de sourds -muets exprimer l'intérêt que ces infortunés inspirent à ceux qui entreprennent leur éducation , et nous dire : a Ils sont fort aimables; « il semble que, dans leurs yeux, respire une ce^ « taine vertu pour récompenser le désir qu'on a (c de leur faire du bien ; on ne peut être impartial a en parlant d'eux » (q). Mais on ne pourrait voir sans quelque tristesse le même instituteur leur refuser la perspective de cultiver un jour, avec quelques succès, les études relevées, l'histoire, te
(i) Plan de ensenar, etc., pages 38, 48. = Discuno, ^' 1814, pages i3, 14, i5.
(a) Diseur^o , etc. 1814, page 2.
■'■<"> pcrfe" "'™8''*ve,„p' 2'« -"^ PO«éde wécsni/i.,» i> ' "^ns cei a«^ ""que, et
'■ ^' "Vm.on de K I, j """"'
a34 ^£ ^ ÉDUCATION
méthodes ( i ) ; il accorde la prééminence à celle de M. J^ May, de Vienne, qui, comme nous l'avons vu, en adoptant les signes artifickk de Tabbé de l'Épée, les perfectionna, les réforma, dans un système philosophique , et cherchait k en faire une clef générale pour toutes les langues articulées. En se prononçant pour Temploî de l'articulation artificielle, à laquelle il reconnaît l'avantage d'imprimer plus fortement dans la mémoire la trace des mots , d'inspirer aux élèves plus d'attrait pour l'étude, cet. auteur nous apprend que l'adoption de ce genre d'eierdce a été ordonnée dans l'Institut de Vienne, àla stiite d'une consultation médicale; que la prononciation artificielle a été jugée nécessaire pour prévenir certaines indispositions qu'occasionnait aux sourdsmuets un silence prolongé. (2)
On annonce que M. Scagliotti doit publier, cette année, un traité didactique sur l'enseignement des sourds-muets. L'essai qu'il vient de mettre au jour nous fait espérer de lui une production utile.
Nous regrettons que le P. Assarotti n'aitf point
(1) n nous annonce que l'ouvrage d'Affinati ne te trouve nulle part en Italie, et qu'il ne l'a même vu cité dans aaoui des catalogues qu'il a pu se procurer. ( Cenni isiorici^ etc. , page 16). yoyc^y sur le lilre et le but de l'ouvrage d'AlH^ nati , la note à la fin du chap. XV, ci-dcvani , page l6^*
(a) Cenni islorici y rtc, page 'ii.
DES SOUnUS— MDETS, PART. II , CHAP. XVIT. 235
encore consenti à faire connaître les procédés particuliers dont il fait usage dans l'Institut de Gènes ; on annonce que lewr application est restreinte à une instruction purement élémentaire.
On a quelquefois reproché aux Instituts de sourds-muets les soins qu'ils prennent pour initier les sourds-muets aux diverses branches des connaissances humaines. Les partisans de cette opinion auraient voulu réduire leur instruction à l'exercice des arts mécaniques. L'auteur d'un Mémoire publié à Turin , a combattu et réfuté cette sentence , qui déshéritait les sourds-muets de leurs droits aux plus nobles prérogatives de notre nature, fi)
L'art de la pantomime a exercé les recherches de M. fabbé Requene (a) et de quelques autres auteurs (3); mais ils ne les ont point étendues jusqu'aux applications que cet art peut recevoir en se liant W celui qui nous occupe.
(i) ^« l'ensegaamaibi delU Arti meeaaUche , tic. Tarin,
(ï) Scoperut iteUa Chinmomia, eu. Parme, l^^^.
(3J Leuert iniorao aiùt Mimiea (traduites de l'allomaDd de Engel, par M. Rawri); 'e suW ArU rappresentativa , par Riccoboni. UiJaii, 1818.
t36 DE LfOUCATlOM