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La vertu humaine, l’intégrité des mœurs, ne suflisent pas aux instituteurs de la jeunesse, il leur faut encore la foi, la religion : une foi sincère, une religion pratique, en harmonie avec la foi, avec la religion des enfants qu’ils élèvent : — et cela toujours par ce même grand principe, que croire ce qu’on enseigne, aussi bien que faire ce qu’on dit, est la loi i;nprescriptible de la vérité, de la conscience, et de l’honneur : et que nul ne saurait être honnête homme, s’il y a, dans sa vie, contradiction entre ce qu’il dit et ce qu’il pense, entre ce qu’il enseigne et ce qu'il fait : c’est alors un imposteur de la pire espèce.
Et ici, je ne parle pas, on le comprend, de certains établissements scientiflques ou littéraires, dans lesquels les études peuvent être en honneur, mais où la religion est traitée comme une ennemie; où, selon les expressions de Tertullien, ses préceptes, ses pratiques, ses ministres, tout est souvent enveloppé dans un même mépris, dans une commune réprobation, où tout conspire k étouffer jusqu’k la pensée du salut et de la vie chrétienne (1).
Je veux croire que de pareilles maisons n’existent pas en France.
(I) Omnta tnimiea, omnia damnata, ad<«r«iuto saMiàmato <m> mtM«. (TKiauu.lA^., ud Vsortm, UL, ii, n. S.)