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Aussi je le dirai volontiers en empruntant encore li Fénelon ses paroles : la punition proprement dite ressemble Il certains remèdes que l’on compose de quelque poison : il ne faut s’en servir qu’à l’extrémité , et qu’en les tempérant avec beaucoup de précaution. La punition révolte secrètement jusqu’aux derniers restes de l’orgueil : elle laisse au cœur une plaie secrète, qui s’envenime facilement.
II est bien remarquable que Fénelon, dans son beau Traité d'Education, lorsqu’il parle des rigueurs quelquefois nécessaires, ne se sert presque jamais que du mot de châtiment, et il veut qu’on y mette des précautions infinies.
« Au reste, dit-il, quoiqu’il ne faille pas toujours « menacer sans châtier, de peur de rendre les menaces « méprisables, il faut pourtant châtier encore moins « qu’on ne menace ; pour les châtiments, la peine doit « être aussi légère qu’il est possible, mais accompagnée O de toutes les circonstances qui peuvent piquer l’enfant « de honte et de remords.... Surtout qu’il ne paraisse « jamais que vous demandiez de l’enfant que les son- « missions nécessaires ; tâchez de faire en sorte qu’il s'y « condamne lui-même, qu’il l'exécute de bonne grâce : qu’il «c ne vous reste qu’à adoucir la peine qu’il a acceptée, s
On le voit, par ces touchantes paroles de Fénelon, ce
Cattum agere. — Punire, de pœna, c’est venger l’infraction de U loi, par la peine, sans égard direct i ramendement du coupable.
Gardin-Dumesnil, dans scs synonymes latins, dit: Castigare (caslutn agere), rendre bon, chaste , irréprochalile , chiticr. Castigare aliquem , CiC. castigare inertiam. Cic. C’est dans ce sens qu’Horace a dit : Castigare rarmen, con-iger, polir un poème, le rendre sans defaut. Punire (de pœna', punir : il se dit d’une punition corporelle. — Dieu nous ebitie en père pendant le cours de cette vie mortelle, pour ne nous pas punir en juge pendant tout une éternité. (Sgtton. p. Ht •)