‹ De l'educationChapitre 135 sur 188 · LES PEIIDRE DE VUE · texte numérisé non relu

LES PEIIDRE DE VUE

Cela est incontestable ; mais cela aussi est décisif pour notre thèse : ce que Rollin demande ici aux instituteurs, qu’est-ce autre chose que le dévouement paternel et maternel? N’est-il pas manifeste qu’il n’y a qu’un père et une mère qui ne perdent jamais de vue leur enfant? Tout instituteur qui n’aura pas dans son cœur les inspirations de leur dévouement, sera ici inévitablement en défaut.

Entre mille détails d’Éducation que je pourrais citer, et pour lesquels il faut le cœur d’un père et d’une mère, j’en indiquerai un seul : qu’est-ce qui décidera un professeur â soigner, dans sa classe, les faibles aussi bien que les forts, â leur donner même plus de soins, précisément parce qu’ils sont plus faibles, et à faire en sorte que sans trop arrêter dans leur marche les meilleurs élèves, il ne laisse en arrière aucun de ces pauvres enfants, qui donnent si peu de satisfaction ’a son amour-propre? Il faut nécessairement ici quelque chose du dévouement dont je parle. Il n’y a qu’un père et une mère qui ne laissent jamais leurs petits enfants en arrière, qui se proportionnent k leur faiblesse, qui les attendent au besoin, ne sacrifient jamais les uns aux autres, et disent comme Jacob : Je ne puis marcher si vite ; vous savez que j’ai de petits enfants. Nosli quod parvulos habeam (I).

(1) Un excellent protesseur du petit séminaire de Paris écrivait à un de scs élèves, devenu professeur à son tour : « Il vous sera facile < de découvrir dans chacun de vos enfants, même chez ceux qui sont le « moins liien partagés, certaines aptitudes dont vous tirerez parti pour

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