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tiouiiaiivs du corps enseignant sont logés avec leur famille dans les Ivcées; et je suis très-loin de le reprocher à personne.
On sait d'ailleurs que Napoléon — du moins dans les commencements de sa puissance, et avant que l’enivrement de ses succès et son ambition sans bornes eussent troublé son esprit — Napoléon regretta de n’avoir pas sous la main, pour sou œuvre de reconstruction des études, l’élément si dévoué, si désintéressé, qu’auraient pu lui fournir les grandes et anciennes congrégations religieuses enseignantes. M. Molé m’a raconté deux fois coralâient il l’entendit exprimer ce regret au Conseil d’État, après la lecture du fameux rapport de Fourcroy ; et aussi comment le premier consul, après avoir manœuvré avec une extrême habileté à travers les pensées et les préventions philosophiques du temps, acheva enfin par celte phrase : « Nous aurons beau faire... ce qu’il y avait cer- « lainement de mieux, c’était que l’Éducation de la jeu- « nesse fût confiée à deux congrégations religieuses, « émules l'une de l’autre, et toutes deux émules des « Universités. »
Mais comme il n’y avait guère moyen alors de rétablir les congrégations religieuses. Napoléon voulut, en instituant un corps enseignant, instituer une congrégation civile, et il décréta le célibat et la vie commune, et toute celte grande hiérarchie administrative de l’enseigneraeul, qu’on a nommée l’Université.
CH X. L'AMOUK.