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514 • UV. III. L’INSTITUTEUR,
gie ne seront plus que cette fausse et dangereuse raideur qui perd tout, et compromet quelquefois l’autorité d’un supérieur lui-même, et de tous les maîtres les plus intelligents et les plus habiles.
Quant au chef, ce n’est que dans sa raison, et dans l’intelligence de ses collaborateurs, qu’il peut trouver cette force, avec laquelle on prend résolument le bon conseil. Lorsqu’on est ainsi résolu avec raison , on prévoit tout avec sagesse, on soutient tout avec courage, on pourvoit h tout avec une sûreté et ime pi^sence d’esprit constante.
C’est en ce sens que les saintes Écritures ont dit que « l’intelligence vaut mieux que la fermeté, et que la sagesse est meilleure que la force. » Et il est vrai de le dire : la sagesse, la vraie sagesse, qui prend garde à tout et ne néglige rien, a toujours, même avec un caractère faible, une certaine force; tandis que la fermeté sans la sagesse, n’est qu’une force aveugle et ruineuse.
La vraie sagesse, c’est-à-dire celle qui est tout à la fois l’intelligence du grand art de l’Éducation, et la prudence pour l’application des principes, celle enfin qui discerne les caractères et les esprits, et fait comprendre les difiicultés des petites et des grandes affaires : cette sagesse inspire à tous la crainte et le respect, et aussi la confiance et l’amour ; c’est elle dont les Écritures ont fait ces grands éloges : Les maisons se bâtissent par la sagesse, et s'affermissent par la prudence. — L’intelligence remplit les greniers, et amasse les bonnes richesses. — L’homme sage est tourageux; l’homme habile e.st robuste et fort.
Voilà l’intelligence que rien ne supplée, que rien ne surpasse. Auprès de cette science capitale, combien la science littéraire et grammaticale, la science du grec et du latin, quoique si nécessaire, est peu de chose !
CH. XI. fl.NTELLIGENCK.