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L’ENFANT ET LA LOI DU RESPECT

Certes, l’Éducation est une grande œuvre. Il y faut Dieu, un père, une mère, des instituteurs : il y faut des qualités éminentes, la vertu, la fermeté, le dévouement, l’intelligence.

Mais tout cela ne suffit pas : il y faut aussi, il y faut surtout, le travail et la coopération active de l’enfant. Oui : l’enfant, le plus jeune, dès ses premières années, doit travailler lui-même à s’élever, et cela par une action libre, spontanée, généreuse : c’est la loi de sa nature, et l’ordre de la Providence.

Le concours personnel de l’enfant est si nécessaire, que nulle Éducation ne peut s’en passer : et nul instituteur, si habile et si dévoué qu’il fût, n’y suppléa jamais. Quoi qu’on fasse , on n’élèvera jamais un enfant sans lui et malgré lui : il faut lui faire vouloir son Éducation : il faut la lui faire faire par lui-même. Et après Dieu, nul n’est un agent plus réel, plus profond, plus effectif.

Mais comment travaillera-t-il b l’Éducation qu’il reçoit? La réponse est simple : par sa docilité, par son attention, par sa reconnaissance, par son respect. Tels sont ici ses devoirs personnels, et l’emploi qu’il doit faire de sa liberté, c’est-k-dire de l’autorité qu’il a reçue de Dieu sur lui-même.

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