CH. III. LE RESPECT FILIAL. SGI
l’autorité qui est en eux, le Seigneur leur rappelle qu’il y va de tout pour eux, et que c’est leur intérêt le plus pressant :
t Un enfant sage fait la joie de son père : mais l’enfant qui est abandonné à sa volonté et à ses fantaisies devient l'opprobre de sa mère.
« L’enfant déraisonnable désole son père; et il fait la douleur de la mère qui l’a enfanté.
t Instruisez donc voire fils, travaillez à le former, de peur qu’il ne vous déshonore par une vie scandaleuse (1). »
Mais si les saintes Écritures insistent sur la nécessité où sont les pères de famille d’être fermes envers leurs enfants, elles veulent aussi que ce soit une fermeté réfléchie, une sévérité intelligente, attentive, et jamais un emportement de colère ni un caprice :
« Pères, n’aigrissez pas vos enfants par une .sévérité mal entendue ; mais corrigez-les à propos, et instruisez-les selon le Seigneur.
« Ne ehagrinez pas trop vos enfants, de peur d’abattre leur courage (2). »
A ce prix, les saintes Écritures promettent aux pères et mères de famille la gloire la plus pure :
« Le fils que vous aurez bien élevé fera votre consolation et votre bonheur.
f L’homme qui élève bien son fils travaille à sa propre gloire ; car les vertus du fils honorent toujours le père.
« Celui qui donne à son fils une bonne Cducation désespère ses ennemis, et ceux qui l’aiment le glorifieront.
« Le père d’un tel fils vient-il à mourir, c’est comme s’il vivait encore, puisqu'il laisse après lui un autre lui-même. — Tant qu’il a vécu, il a trouvé son bonheur dans son fils; il n’a point été condamné à pleurer sa mort, et la conduite de son fils ne l’a jamais exposé à rougir devant ses ennemis. — Il laisse après lui, à sa maison, un protecteur pour la défendre, et les amis de son père trouveront en lui un cœur reconnaissant (3). »
(1) Prov.,\, 1 ; XVII. 25. — EccU.,x\\, 13.
(2) Eph., VI, 4. — Colot.. III, 21.
(3) EceU:, XXX, 2, 6.