CHAPITRE IV
AlJTORtïÉ DE DIEU DAMS L’ËDUUA ttO.N.
r.ONSÉgUENCES RELIGIEUSES UE CETTE DOGTR4ME.
Non-seulement, je l’ai démontré. Dieu est l’ouvrier le plus puissant, le plus habile , le plus nécessaire de l’Edu-
CH. IV. .\rTonrni; dk uieu dvn.s l’édi'catio.n. -to cation; non-seulement il est, comme je le démontrerai tout à l’heure, le seul modèle et la parfaite image de l’œuvre à faire; mais il est aussi la source de rautorité, c’est-à-dire, des droits et des devoirs de tous ceux qui y travaillent.
J’insiste sur ces hautes vérités, parce que, toutes métaphysiques qu’elles paraissent , elles doivent avoir, dans la pratique et dans le détail, une décision profonde, et les plus importantes conséquences : j’insiste, parce que tout incontestables qu’elles sont, ceux qui se chargent d’élever la jeunesse les oublient trop souvent.
Toute autorité vieut de Dieu dans la société humaine; nous l’avons vu : et s’il n’y a pas d’autorité plus haute et plus sacrée sur la terre, dans l’ordre naturel, que l’autorité paternelle et maternelle, c’est précisément parce qu’entre toutes les autorités humaines, c’est celle qui vient directement et immédiatement de Dieu, d’où découle essentiellement toute paternité sur la terre comme dans le ciel : Ex quo omms paleniiias in cœlo et in tend (I ).
Mais la conséquence immédiate de ces grands principes, n’est-ce pas que le père et la mère, et avec eux l’instituteur, ne doivent jamais oublier Celui dont ils tiennent leur autorité? C’est l’enfant même de Dieu qu’ils (•lèvent; ils ne sont que les envoyés de Dieu, les représentants de sa sagesse , de sa puissance et de son amour, c’est-à-dire, de son autorité souveraine auprès de cet enfant. Tous leurs droits viennent de là, et par conséquent aussi tous leurs devoirs.
Et dans la lumière de ces principes, quel sera donc le premier devoir de la délégation providentielle qu’ils ont reçue?
(<) Ephes. 3-IS.