I.IV. I«. DIEU
C’est évidemmeDl de respecter eux-ménies, et de faire respecter par tous, en cette œuvre, l’autorité de Dieu : c’est de réaliser autant qu’ils le peuvent la pensée , la volonté «t le gouvernement de Dieu dans l’Éducation. Qu’y a-t-il de plus rigoureux que ces conséquences? L’autorité dont iis se trouvent revêtus , est un pouvoir transmis et emprunté : qui ne sait qu’on doit gouverner comme l’entend celui duquel on tient son pouvoir? Celui qui est envoyé, n’est pas au-dessus de celui qui l’envoie (1), dit encore l’Évangile avec son bon sens tout divin.
Il n'y a donc pas ici de contestation possible.
Et cependant, où sont-ils parmi nous les instituteurs qui pensent k ces choses, qui songent à consulter Dieu, k étudier ses desseins, k invoquer son saint nom, l’autorité de sa loi , la sainteté même de sa présence , pour exercer convenablement les droits, et surtout pour accomplir dignement les devoirs de leur charge? Que le nombre en est réduit ! Où sont même les pères et les mères qui, dans l’éducation de leurs enfants, se tiennent incessamment, avec respect, sous l’œil de Dieu ?
Et néanmoins, tous les devoirs religieux si importants que je viens de rappeler , sont de ceux dont l’accomplissement est le plus nécessaire k l’Éducation : dussé-je heurter ici un siècle malheureux qui n’a pu parvenir encore k se dégager entièrement des pr^ugés impies du siècle qui l’a précédé , je le lui dirai en face ; la crainte et l’amour de Dieu, la reconnaissance pour ses bienfaits, le respect de son nom, le sentiment d’une juste et profonde dépendance devant lui, la prière, sont pour l’instituteur et pour l’enfant qu’il élève , des sentiments et des devoirs
(I) .Vfffue apniitohu major fst eo qui misit ilium. (Joan. iS-tS.)
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