‹ De l'educationChapitre 19 sur 188 · CH. IV. AUTORITÉ DE UIKU DA.VS L’ÉDUC.ATION · texte numérisé non relu

CH. IV. AUTORITÉ DE UIKU DA.VS L’ÉDUC.ATION

sacrés , sans lesquels l’Éducalion de Tâme. c’est-k-dire , l’Éducalion de la conscience, du cœur, de la volonté, de la haute intelligence , est impossible : et la nécessité, comme aussi l’inspiration de ces sentiments et de ces devoirs, découle précisément de ce grand principe, que Dieu est l’autorité suprême, toujours présente dans l’œuvre de l’Éducation.

Mais, me dira-t-on peut-être , vous voulez donc jeter tout instituteur et tout enfant dans la dévotion? Non : je ne demande ici qne ce qni est de rigueur absolue.

J’ai nommé l’Éducation de la conscience; qu’y a-t-il de plus essentiel? Or, pour la bien faire, cette Éducation si importante, le premier devoir d’un instituteur n’est-il pas d’abord de bien étudier ce que c’est que la conscience? ne doit-il pas, avant tout, bien savoir comment il en faut observer, chez les enfants, le premier éveil ; comment il faut y reconnaître l’autorité de Dieu, et la leur faire reconnaître k eux-mêmes; comment on doit et on peut assurer le règne de cette aiitorilé, en accoutumant les enfants k se rendre attentifs k la voix du Maître intérieur, dès qu’elle commence k parler; comment enfin on doit leur apprendre k distinguer cetle voix de celles de la passion et de l’intérêt, qui se font entendre aux plus jeunes âmes?

II y aurait ici des choses, bien utiles k méditer, et qui, si je ne me trompe, pourraient être neuves et belles k dire, sur cette Éducation primitive de la conscience, sur cette habitude donnée tout d’abord k l’enfant de se mettre en présence de Dieu, et de se souvenir toujours de cette sainte présence. C’est sur ce fondement même qu’il faut bâtir dans celte jeune âme tout l’édifice de l’Éducation morale; et c’est dans celle vérité essentielle et fondamentale de l’influence divine, et de la présence même de Dieu,

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