SLIIE ET FIN DU MÊME SUJET
Il me reste ’a exposer quehpies réflexions quant au gouvernement même de rKdueation, c’est-'a-dire quant à Vaulorilr et an refpeil, qui rioivent en être ràuie. Ce que
«lie
j'ai dit sur ce sujet dans le livre précédent me dispense d'entrer ici dans le détail. Je serai très-court.
I.'Kducation est une œuvre d’autorité et de respect l’autorité et le respect sont-ils possibles dans l’Éducation privée? Je ne le crois guère; et toutes les raisons, toutes les expériences, toutes les autorités que j’ai alléguées jusqu’ici semblent trop démontrer le contraire. J’en donnerai quelques raisons plus décisives encore.
Ce que je dois dire d’abord, quant à la direction générale de l’Éducation, c’est que le plus souvent il n’y en a pas, et il ne peut guère y en avoir dans l’Éducation privée.
F.n effet, le précepteur nuit à l’autorité des parents, el les parents, de leur côté, ne laissent presque jamais intacte l’autorité du précepteur. Et j’ajoute qu’ils ne peuvent guère lui laisser cette autorité. Comme l’enfant est dans l’intérieur de la famille, sous les yeux de son père el de sa mère, il faut nécessairement qu’il leur demeure soumis en toutes choses. Le père et la mère sont toujours Ui avec leur autorité présente; iis doivent donc présider toujoui’s, reprendre au moins quelquefois, et décider souvent.
Il ne peut en être différemment; car cela est dans l’ordre, cela est naturel : autrement les parents abdiqueraient, et ils ne le peuvent sans manquer à un devoir sacré.
Dans toutes les contestations, l’enfant sent donc qu’il a contre son précepteur un recours légitime, immédiat, constant, et qui iui est mturellement favorable. De là que de difficultés! Même quand les parents donnent raison au précepteur, ils diminuent, ils abaissent son autorité. Ils lui donnent aujourd’hui raison ; donc ils peuvent lui donner tort ; c’est ce que l’enfant espère pour le lendemain ;