‹ De l'educationChapitre 31 sur 188 · C.ll. \l. L'Al’OSrOLAT DIVIN DANS I.KDlK'.ATlON. :.T · texte numérisé non relu

C.ll. \l. L'Al’OSrOLAT DIVIN DANS I.KDlK'.ATlON. :.T

Mais M.'la inêmt', on pcul le taire plus ou iiioins bien, avec un zèle ({ui va plus ou moins loin.

C’est ainsi que dans certaines très-bonnes maisons, pour atteindre le but , on se contenie d’établir des mojeus généraux, des réglements très-sages, des exercices très-eHicaccs, à l’aide desijuels on j arrive tjénéralevtenl.

Les élèves qui veulent user de ces moyens, observer ces réglements, bien faire ces exercices, peuvent s’améliorer en effet, se corriger; mais on ne s’attache |ias toujours ôidividuellement, et avec un zèle particulier, à chacun de ceux qui les négligent, ou qui n’en prolilenl cpie médiocrement. Ils peuvent avoir passé un temps assez long dans la maison, sans en avoir tiré un vrai prolit, sans avoir fait aucun progrès marqué, sans avoir avancé, ni reculé; et de là, sur vingt éducations, il peut y en avoir dix, quinze de médiocres, les(pielles, avec des soins individuels, eussent été meilleures, et peut-être excellentes.

En un mot, dans ces maisons, on |)rocure le bien des enfants, en réprimant leurs fautes, et même, dans une certaine mesure, en aidant à la correction de leurs défauts, |>ar l’atmosphère de religion, de pureté, de bonté, de zèle, de charité où on les bût vivre; mais non en attaquani directement, personnellement, eu chaque enfant, les défauts qui sont le principe de ses fautes, ou en cherchant à développer en eux les qualités, qui peuvent avoir sur leur vie entière une inlliience heureuse et décisive.

Ainsi, un enfant est, au fond, sans respect pour scs maîtres, qiidlqu’il ne le témoigne jamais grossièrement ; on l’avertit avec zèle, on le reprend avec affection; mais on ne s’occupe pas avec suite, avec ellicacité, de l’égoïsme, de la grossièreté intérieure, qui est au fond le principe du mal, et qui pro<liiira tôt ou lard des fruils amers.

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