‹ De l'educationChapitre 34 sur 188 · I.IV. ÜlEl · texte numérisé non relu

I.IV. ÜlEl

t'aillible : ou les coiinaîl ; je les ai Dominées au premier tolume de cet ouvrage: c’est la Religion, l’Instruction, la Discipline, les Soins physiques; et je ne tarderai pas h nommer encore les autres grands ressorts de l’œuvre : à savoir, la fermeté, le dévouement, l’amour. Rien ne résiste à de tels moyens.

Quoi qu’il en soit, telle est l’œuvre de l’Éducation, ou on ne fait rien.

Et puisque j’ai été amené à traiter cette grande question des défauts, qu’on doit nécessairement attaquer et corriger dans la jeunesse, j’en dirai toute ma pensée. Il faut élargir ici notre horizon, sortir de l’étroite enceinte d’une maison d’Éducation, et jeter un regard sur la scène du monde; qu’y verrons-nous? que nous démontrera la grande expérience des hommes et des choses? Deux points décisifs :

f“ Qu'on ne se corrige guère de ses défauts que dans la jeunesse.

Il n’y a qu’une voix à cet égard : les moralistes profanes comme les moralistes sacrés le proclament. Hélas ! oui, il le faut reconnaître : on ne recueille dans l’âge mûr (1) que ce qu'on a semé dans ses premières années. Quand la sagesse est enfin venue, on fait, en les déplorant, des fautes, qui sont les suites malheureuses de fautes anciennes. Quand les hommes veulent quitter le mal, dit admirablement Fénelon, le mal semble encore les poursuivre longtemps; il leur reste de mauvaises habitudes, un naturel affaibli; ils n’ont plus rien de souple, et sont presque sans ressources naturelles contre leurs défauts.

« Semblables, dit encore Fénelon, aux arbres dont le

;l) (>U(T enim semiruiverit lioiiio, lurci't meirl. (Gal.il. Vl, 8.)

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