CH. VI. L’APOSTOLAT DIVIN DANS L’ÉDUCATION. B
<( troirc rude et noueux s’est durci par le nombre des ann nées, et ne peut plus se redresser, les hommes, à un » certain âge, ne peuvent plus se plier eux-memes contre » certaines habitudes qui ont vieilli avec eux, et qui sont « entrées jusque dans la moelle de leurs os; souvent ils « les connaissent, mais trop tard : ils en gémissent, mais en « vain ; et la tendre jeunesse est le seul âge où l’homme « peut encore tout sur lui-méme pour se corriger. »
Mais ce qu’il faut constater de plus, et ce qui est déplorable, c’est : 2“ que les défauts sont, chez nous, les principes de tous les malheurs, de tous les chagrins, de toutes les faiblesses. de tous les grands égarements, de tous les grands mécomptes, de tous les grands troubles de la vie.
En est-ce assez pour décider les hommes qui se dévouent avec amour â l’Éducation de la jeunesse U travailler courageusement â la correction, à l’extirpation de ses défauts?
Oui, tout dans le monde, toutes les supériorités, toutes les infériorités, se décident par les qualités et par les défauts.
Si tel homme avait connu en lui ou n’avait pas nourri tel défaut, il eût honoré sa famille ; il eût fourni une glorieuse carrière ; il eût peut-être sauvé son pays.
Cela est vrai partout, pour tous : dans jes petites comme dans les grandes positions, pourle commerçant, pour l’ouvrier, comme pourle ministre.
Supposez, dans une famille, un défaut bien commun, Vesprit de contradiction ; si c’est dans les petites choses, il en bannit la paix et le bonheur de chaque jour ; si c’est dans les grandes, il y amènera des dissensions scandaleuses.
Le simple taquinage, dans telle circonstance donnée, peut aller jusquc-lâ.
Supposez dans on homme la présomption jointe au
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