II
Ll"?. I". DIEU.
dié les défauts de la nature humaine et de l’enfance en particulier, leurs diverses sortes, leurs caractères distinctifs, leurs secrètes racines, leurs nombreuses ramifications.
Si ce volume ne s’étend pas trop, je pourrai, avant de le terminer, offrir peut-être, aux instituteurs de la jeunesse, quelques autres éludes sur un sujet aussi grave.
Dès ce moment, je crois pouvoir leur dire :
Quiconque ne sait pas que dans la grande œuvre de l’Éducation, c’est contre la triple concupiscence qu’il a à lutter, ne sait rien, ne peut rien.
Sainte Thérèse, cette grande institutrice des âmes, a dit une admirable parole : Une âme, un enfant, c’est le monde entier.
Saint Jean l’Evangéliste a dit, de son cdté : Omne quod est in mundo, concupiscentia camis est, et concupùcentia oculorum, et superbia vitœ.
leurs rautes, de se tenir vis-à-vis d'eux dans les généralités et les abstractions.
Combattre le mal dans son principe, est très-nécessaire ; nous l’avons vu: cela va & guérir tout le mal en sa source; mais les manquements et les fautes demandent toujours des avertissements particuliers.
Avec les enfants, il ne suflU pas de rechercher la source et le principe des mauvais symptômes pour y remédier ; il faut aussi les avertir avec précision de tous les manquements de détail, qu'on peut quelquefois faire cesser ainsi d'un seul mot.
Les enfants pèchent très-souvent faute d'être averti* précitémerU. Il faut avec eux mettre les points sur les t; il faut spéciûer les torts et les poursuivre d’abord sans généralité.
En particulier, dans la Direction, il est évident qu’avant tout, il faut arrêter le péché, la faute, c’est-à-dire, le mal dans son développement. — Puis l’attaquer dans son principe, dans les défauts qui en sont la source.
En résumé : reprendre les enfants de leurs fautes extérieures, sans peut-être leur signaler dans le moment même le défaut qui en est le principe; — puis, après la faute corrigée, le lendemain, par exemple, plus tôt ou plus tard, avertir paternellement, doucement, mais fortement et clairement, du défaut.
CH. VII. I.A WÉTÉ.
Voilà ce qu’il faut bien savoir, avant de commencer une Éducation quelconque, sous peine de ressembler à un ouvrier qui entreprend un ouvrage sans connaître la matière sur laquelle il doit travailler.