LIV. I«. DlEt
Kt puis, (Ju commencement de la messe jusqu’à l’évangile, et de la communion jusqu’à la lin, ils chantent ^ des cantiques, et leurs maîtres les chantent avec eus, comme le voulait saint Paul, et. comme saint Augustin le raconte de lui-cnéme.
Dans une maison d’Éducation chrétienne, le chant des louanges de Dieu, les psaumes, les hymnes et les cantiques, sont un point capital pour nourrir la piété, surtout pendant la sainte messe.
Mais il est essentiel que ces cantiques soient chantés parfaitement, avec une grande religion. Les chanter sans intelligence, sans attention d’esprit et par routine, ne servirait à rien. Il faut les choisir si bien qu’ils plaisent aux enfants^ que les plus jeunes puissent en saisir le sens, et s’habituent à redire dans leur cœur les pensées et les sentiments que les cantiques expriment : Canlantes in cordilms Deo, disait saint Paul. (Coloss. 5-16.)
Si le cantique prie, disait saint Augustin, priez; s'il gémit, gémissez; s’il est joyeux, réjouissez-vous ; s’il espère, espérez (1).
Alors, les cantiques font merveille dans les âmes : et on le conçoit; car alors le chant, c’est l’amour, c’est l’expression vive, c’est l’enthousiasme de tous les meilleurs sentiments : c’est la piété la plus fervente.
Après les cantiques, viennent les prières silencieuses, les grands et religieux silences du saint sacrifice : puis le Sanctus, l’Elévation, l’.i4ÿnus Dei, la Communion. C’est alors, dans ce profond et unanime recueillement qu’on sent Dieu et les âmes présentes.
Bientôt une voix entonne ;
(t) Si orat psalmus, orale; si gémit, gemile; si gralulalur, gaurfrlc; si sprriit, speriite. (S. Aie.)
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