I.IV. |f'. DIEr
qu’ils aioiil los bras croisés ol iiiarchciil en sib'iice. Plus (l'iinc fois, en les voyant ainsi marcher, je me suis rappelé ces paroles «le Xénophon :
« Voulant imprimer forlcinent la modestie dans tous les cœurs, le législateur de Sjiarte a ordonné «pie les jeunes gens marclient dans les rues en silence, chacun les mains sous sa rolic, sans tourner la tète de côté et d’autre, les yeux toujours fixés devant soi. Kn cela, n'a-t-il pas fait connaître que la modestie peut être l’apanage de l’homme? il est certain qu’ils ne font pas plus de bruit «pic des statues ; leurs yeux restent pres- ^ «pie immobiles; enfin ils sont plus mo«leslesquc les vierges elles-
mêmes Quand ils se trouvent dans la salle du repas, c’est
aussi un plaisir d'entendre h'urs réponses aux questions qu’on leur fait. »
\ la lin «lu jour, vient la lecture spirihielle, dont j’aurais tant (le choses à dire, que je n’en dirai rien, inaintenani du moins, sinon «pie c’est le grand moment de la journée, l’heure de l’entretien paternel : c’est alors que le supérieur de la maison se retrouve avec tous ses enfants, comme un père, après les travaux du jour, et leur dit les joies et les peines de la famille, les événements heureux et malheureux, ses craintes et ses espérances, etc., etc. .le reparlerai bientôt de cet important exercice.
Après la lecture spirituelle vient le souper; i»uis, la journée s’achève par l’examen de conscience et par la prière du soir.
[| faut «pie cette prière soit courte : les enfants sont fatigués de tous les exercices de la journée ; mais il faut qu’elle soit très-bien faite ; il faut surtout les accoutumer à faire très-attentivement leur examen de conscience.
La prière du soir s’achève par la bénédiction du su|»érieur.
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Kii liivor, dans les jours Irôs-froids, jiour éviter un mouvement ttlacial et très-long, la prière du soir peut se faire h la salle des exercices, après la lecture spirituelle; et dans ce cas, on dit au dortoir, avant le dernier signal, la prière : liènissez, ô mon Difu , le repos que je rais prendre : puis un Pater et un Ave. Chacun fait cette prière à genoux, aux pieds de son lit, en même temps que le professeur qui préside au coucher la dit h haute voix Et puis la cloche sonne une dernière fois : toutes les lumières de la maison s’éteignent, sauf les lampes du dortoir, et tout s’endort dans la paix du Seigneur.