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LES FÊTES

Hossuet disait, dans sa helle oraison funèbre de la reine Marie-Thérèse: « L’Église, inspirée de Dieu, et inslrnile « par les saints Apôtres, a tellement disposé l’année, « qu’on y trouve avec la vie, avec les mystères, avec la « prédication et la doctrine de .lésus-Christ, le vrai fruit « de toutes ces choses dans les admirables vertus de ses « serviteurs et dams les exenq)les de ses saints; et enfin « un mystérieux abrégé de l’ancien et du nouveau Testa- « ment et de toute l'iiistoire ecclésiastique. Par là toutes « les saisons sont fructueuses pour les chrétiens; tout y « est plein de Jésus-Christ, qui est toujours admirable, « selon le prophète, i‘l non-seulement en lui-même, mais

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« encore clans ses saints. Dans celle variélé, qui aboutit « toute à l’imité sainte tant recommandée par Jésusn Christ, l’âine innocente et pieuse trouve avec des plaisirs « célestes une solide nourriture et un perpétuel renou- « vellement de sa ferveur. Les jeûnes y sont mêlés dans n les temps convenables, afin que l’âme, toujours sujette' « aux tentations et au péché, s’alTerniisse et se purifie « par la pénitence. Toutes ces pieuses observances avaient « dans la reine l’effet bienheureux que l’Église même « demande : elle se renouvelait dans toutes les fêtes... »

C’est surtout dans une maison d’Éducation chrétienne que celte lielle économie des fêles catholiques, si gravement célébrée par l’élociuence de Bossuet, offre, selon la parole de saint Paul, un doux spectacle aux hommes et aux anges (1), procure aux enfants les joies les plus pures, en même temps que les secours les plus puissants pour la vertu ; donne à leurs maîtres les plus profondes consolations, et à toute une maison, pendant toute une année, le mouvement religieux le plus élevé et le plus fécond.

Ces fêles sont, si je puis m’exprimer ainsi, le cœur même cl le foyer de la vive et solide piété. Les moyens d’Éducation les plus touchants, les plus persuasifs, les plus pénétrants y sont employés par la religion, pour élever, ennoblir, sanctifier les âmes : les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, la confession sincère des péchés, la communion fervente, la parole divine, le chant sacré, la prière recueillie, les enseignements les plus hauts de la foi, les exhortations les plus pressantes du zèle, les plus belles cérémonies : voilà, on le sait, tout ce qui se trouve réuni dans ces solennités; et c’est par là surtout que se fait en

(1/ Sfierlunilurn fard mmeUa H hominibiis. (I Cou. IV, 9.)

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