‹ De l'educationChapitre 49 sur 188 · H. X. LES FÊTES · texte numérisé non relu

H. X. LES FÊTES

cette jeunesse la grande Éducation du cœur et de la conscience, de la volonté et du caractère, c’est-à-dire, l'Éducation de Tàme tout entière ; car l’intelligence s’y éclaire aussi, s’y élève et s’y fortifie admirablement ; c’est là, en un mot, que se montre toute la force, toute la vertu du Christianisme pour éloigner les jeunes gens du mal et les affermir dans le bien, pour calmer leurs passions et leur inspirer, avec la véritable sagesse, la pureté des mœurs, la fidélité généreuse à tous les devoirs, et, comme le disait tout à l’heure Bossuet, un perpétuel renouvellement de la ferveur chrétienne.

Mais quelles sont donc ces fêtes? que célèbrent-elles? et d’où leur vient cette grâce si puissante ?

la* voici, et il importe de le bien entendre : ces fêles sont les anniversaires des plus grandes journées qui aient lui sur le monde ; elles célèbrent la mémoire des plus grands événements religieux qui, dans l’ordre étemel des conseils de Dieu, aient été disposés en faveur des hommes, et se soient accomplis sur la terre : c’est-à-dire, tous les mystères et tous les faits divins que l’ancien et le nouveau Testament nous révèlent ; c’est donc la Religion tout entière.

« Il faut ignorer profondément l’essentiel de la Religion, dit quelque part Fénelon, pour ne pas voir qu’elle est tout historique : c’est par un tissu de faits merveilleux que nous trouvons son établissement, sa perpétuité et

tout ce qui doit nous la faire pratiquer et croire

, « Dieu, qui connaît mieux que personne l’esprit de

l’homme qu’il a formé, a mis la Religion dans des faits populaires, qui, bien loin de surcharger les simples, leur aident à concevoir et à retenir les mystères. »

Tout , d’ailleurs, il le faut bien remarquer, tout dans ces n. "

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