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cvcneiiiciits merveilleux, dans ces iails éclatants, sc rapporte toujours au grand fait de la venue du Fils de Dieu sur la terre, et vient rayonner, resplendir en Jésus-Christ, centre de toute la religion, auteur et consommateur de notre foi. Jésus-Christ remplit tous les temps, dit saint Paul ; Jésus Christus heri, hodiè et in sœcula : il était hier, il est aujourd’hui, et il sera aux siècles des siècles : les patriarches et les prophètes, tous les grands hommes, tous les grands saints de l’Ancien Testament le précèdent ; les apôtres, les confesseurs, les martyrs le suivent. Sa naissance, sa vie, sa mort, sa résurrection, son ascension ; sa prédication et ses miracles ; Bethléem, le Calvaire, le Cénacle, leThabor, le mont des Oliviers; la loi ancienne et la loi nouvelle, le Sinaï et la Pentecôte; tous les faits divins les plus illustres, tous les plus hauts lieux de la terre, toutes les gloire.s, toutes les grâces, tous les bienfaits de la rédemption, voilà ce que les fêtes chrétiennes célèbrent, représentent et renouvellent.
Et voilà pourquoi leur vertu est si puissante sur les âmes.
Les cérémonies sacrées y sont une repré*sentation sensible des faits ; la parole y anime tout, et le chant divin élève, transporte les cœurs jusqu’à l’enthousiasme.
Trois fêtes surtout, Noël, Pâques et la Fête-Dieu marquent comme trois grandes époques de l’année chrétienne, et impriment aux âmes des enfants le mouvement religieux le plus puissant et le plus doux qui se puisse imaginer.
Toutes les autres fêtes se rattachent à celles-là.
La Crèche, la Croix, l’Eucharistie , voilà en effet, les trois grandes et divines choses qui remplissent tout dans le christianisme. La Crèche commence la rédemption; la
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Croix l’accoinplil; l’Cucliaristie perpétue à jamais l’œuvre divine. — La Pentecôte, qui suit Pâques et le triomphe de la Croix, consomme tout dans TeiTusion de la charité par l’Esprit d’amour.
Mais ce qui ne se peut guère raconter , c’est à quel point les naïves allégresses de Noël, Valleluia de la Résurrection, et les pompes triomphales du Saint-Sacrement et de la Fête-Dieu, sont faites pour parler au cœur de nos chers enfants, pour réjouir et élever leurs âmes.
Ce que je tiens surtout k faire remarquer ici, c’est que ces grandes fêtes ne sont pas seulement pour nous un anniversaire mémorable, une touchante représentation; il y a plus : elles sont une réalité présente et vivante , une réalité divine, qui saisit les âmes et les identifie avec ce qui se fait et ce qui se passe encore Ik, dans nos temples. La sainteté du lieu , la personne de Jésus-Christ lui-méme résidant en son tabernacle, le sacrifice offert, l’autel dressé et le calice du salut, où coule le sang de l’adorable victime ; la présence de l’Esprit Sanctificateur qui plane invisiblement sous les voûtes saintes, et je ne sais quelle impression auguste de l’adorable Trinité présente, qui se révèle de toutes parts, et se fait sentir k tous les cœurs, voilà ce qui fait que, dans nos fêtes, tout est vrai, réel, vivant et immortel.
Une fête chrétienne bien célébrée, dans une pieuse maison d’éducation, c’est donc plus qu’un grand souvenir religieux : c’est un fait divin dans toute sa réalité, une action sublime, un drame véritable, où la parole évangélique, le chant sacré, les cérémonies saintes, et Jésus-Christ présent, s’emparent des âmes.
Et ce (ju il y a de pins remarquable et de plus tou-
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