‹ De l'educationChapitre 52 sur 188 · I.IV. iT. DIEl · texte numérisé non relu

I.IV. iT. DIEl

guère. Cl [(eut-ètrc, sauf dans les siècles de grande ferveur religieuse, cela ii’a-t-il jamais été bien utile (1).

Mais, dans ce cas, il faut les dédommager ; il faut que le jour du Seigneur ne soit pas pour eux une journée do fiuiguc, mais, selon l’institution divine, une bonne journée de délassement et de repos, en même temps que de fête pieuse; il faut, en un mot, qu’ils s’amusent ce jour-là, et qu’ils le voient venir avec joie.

Dos exercices de piété sont nécessaires sans doute; mais des exercices qui ne fatiguent pas les enfants, qui les charment au contraire en les sanctifiant : la sainte messe célébrée plus solennellement, avec de beaux cantiques; un catéebisme bien fait, avec des instructions agréables, élevées, bien dites; des avis intéressants, des histoires édilianles et curieuses; des exhortations vives, courtes, naturelles.

Le travail religieux des analyses et la correspondance des enfants avec leurs parents vont bien aussi le dimanche, plaisent à leur esprit et à leur cœur.

Quant aux grandes fêtes, je ne dirai rien de trop en

(t)Noii pas qui: je nn croie très-utile, qu’un enfant soit conduit par scs parents ciix-nièiiics à l’église, aux saints oflices, les jours de fèlc; 1e matin il la sainte messe; l'après-midi, aux vêpres, au salut, et aux instructions paroissiales; mais j’.v mets pour condition cssenUellc, qu'il )' sera conduit non-sciilenient par sa mère, mais aussi par son père; et je dcmanilc de plus que ses fl ères aînés l’y accompagnent: autrement ce serait lui dire que la religion, ou du moins la piété, n’est bonne que pour les femmes et pour les enfants. Cette observation importe surtout pour le temps des vacances.

11 faut bien remaripier, d’ailleurs, que les offices d'une paroisse sont faits plus spécialement |>our les grandes personnes, tandis que dans la cha|iclle d’une mai.son d'Kducation eliréticnne, ou dans nn catéchisme, tout est fait pour les enfants et convient ù leur ftge. Cette seule considération suffirait pour interdire les sorties des dimanches et jours de fête.

on. X. LKs rtrEs.

disant qu’il faut qu’elles soient magniliqucs, délicieuses. On ne doit jamais perdre de vue que les enfants, comme tous les hommes, et bien plus encore, sont surtout sensibles à l’éclat des choses : il faut donc que ces fêtes soient très-brillantes; que la chapelle, le sanctuaire, le tabernacle, soient ornés de tentures, de fleurs, de guirlandes ; qu’il J ait de belles cérémonies, et un splendide luminaire ; que les prédications soient animées , affectueuses , pleines d’onction, saisissantes, et d’un tour oratoire plus solennel que celles des simples dimanches.

Et alors les fêtes ont pour l’esprit et le cœur des enfants un charme merveilleux. J’en ai vu les effets les plus touchants : j’ai vu leur joie, leur bonheur s’élever dans ces fêtes à tous les transports de l’enthousiasme religieux le plus sublime et le plus pur.

On met du reste huit ou quinze jours à en préparer, et huit autres jours h en affermir, à en recueillir les fruits : c’est la grande et douce préoccupation des âmes ; c’est la joie, c’est la vie de la maison ; c’est le mobile de tous les plus généreux efforts (1).

Mais, je le répète, il importe que tout l’arrangement de la journée soit agréable, qu’il y ait de belles récréations bien placées, que le réfectoire lui-même soit en fête, que les études soient employées à un travail intéressant, varié, pieux, sur la fête même. — Je dis, les études ; car il en faut même ces jours-là : autrement la dissipation s’en mé-

(I) Il est de la dernitTe importance <|ue les files soient annoncées aux enfants long-temps à l'avance, (|u’on leur en parle de manière à leur en donner une haute idée ; qu’on les engage il s’y préparer avec soin, etc.... Une ^'‘tc qui n’est pas annoncée ainsi est une fête à peu près perdue: en d'autres termes, une fête qui arrive comme un autre jour court grand ristpie de ne pas faire plus d’impression qu’un antre jour.

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