‹ De l'educationChapitre 54 sur 188 · LK PÈKE, IA MÈRE, ET IA FAMILLE · texte numérisé non relu

LK PÈKE, IA MÈRE, ET IA FAMILLE

J’éprouve une profonde émolion eu commençant ce livre.

Au milieu de tant d’institutions qui périssent, parmi tant d’autorités qui succombent, il y a donc encore une chose impérissable, et une autorité qui se soutient toujours plus haut que les autres !

Oui, il est encore un grand nom sur la terre : c’est le nom de père : une grande chose, c’est l'autorité paternelle.

Le nom de roi a souffert : les peuples jurèrent quelquefois haine à la royauté. On a été importuné du nom adorable de Dieu lui-méme; on a dit: l’Élre suprême, le grand Être, la nature ; on a tout dit, on a tout fait, pour ne plus nommer Dieu. Le nom de père a moins souffert; et malgré tant d’aberrations, c’est encore un nom d’autorité et de respect ! Et parmi les tristes spectacles d’icibas, on rencontre encore un objet où peuvent se reposer les regards fatigués des scènes douloureuses et seainla-

tl8 LIV. 11. LE PEKE, LA MERE, ET LA FAMILLE, leuses de la vie présente: c’est un père, c’est une mère, guuvernant avec sagesse leur rainille, et élevant de concert leurs enfants dans la vertu !

Rien n’est plus grand, rien n’est plus ferme, rien n’est plus beau dans la société humaine. C’est même par là que l’ordre social se tient encore debout et subsiste. Les gouvernements peuvent être faibles ou violents ; si la famille est forte, si les iiueurs domestiques résistent, à la longue tout renaît et se relève.

Qu’est-ce donc qu’un père? qu’cst-ce qu’une mère? qu’est-ce que la famille humaine ?

C’est dans les pensées les plus hautes, c’est dans les profonds desseins de la divine Providence, que je dois chercher la lumière, pour éclairer et résoudre ces graves questions.

Dieu est le Père commun de la grande famille des enfants des hommes : c’est sous ce nom glorieux et béni que nous l’invoquons chaque jour ; mais ce nom, avec tous les sublimes privilèges qui l’environnent. Dieu a daigné le communiquer k ses créatures ; et c’est surtout un père, c’est surtout une mère, qui nous apparaissent ici-bas comme les premiers ministres de la puissance et de la bonté du Père que nous avons dans les deux.

L’autorité, l’action, la puissance, la bonté d’un père et d’une mère, c’est l’autorité, l’action, la puissance, la bonté de Dieu même.

Dieu pouvait perpétuellement créer seul : il ne l’a pas voulu, et il associe à sa puissance suprême un père, une mère, pour donner par eux la vie k des enfants qu’ils élèveront de concert avec lui; et par Ik, il crée et il institue la famille.

,\insi, l’Kducation est un droit et un devoir <le la [«atci -

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