IW LIV. II. LE PERE, LA MERE, ET LA KAMICLE
puissance, de sagesse, de douceur; la vérité, la beauté, la bonté, seront encore le fond et la splendeur de cette nouvelle créature, avec des prérogatives particulières et excellentes.
Ainsi, ce n’est pas, comme pour tant d’autres créations brillantes, mais vulgaires, une parole impérieuse, qui décide la formation de la compagne de l’homme. Non : c’est une parole d’honneur et de respect pour elle ; c’est une parole de bonté et de sollicitude pour l’homme ; car Dieu ajoute : Faisons h l’homme une compagne qui lui soit semblable, et qui l’aide, qui le soutienne sur la terre ; Fariamus ei adjulorium sitnile sibi... sociatn (1).
C’était tout dire : en conservant, en marquant énergiquement la primauté de l’homme et sa supériorité naturelle, c’était lui déclarer aussi que cette supériorité ne se trouve ni si forte, ni si haute, qu’elle n’ait ici-bas besoin d’appui, de compassion, de secours; c’était tout à la fois et par avance, établir l’autorité de celui qui, dans le genre humain, commande et décide, et prévenir aussi les tentations de son orgueil. C’était établir la dignité de celle qui conseille et soutient, mais en même temps remédier au péril de sa faiblesse, et même, s’il le faut ajouter, aux tentations possibles de sa vanité.
C’était dire à l’homme, que la femme n’est pas son esclave, mais sa compagne, absolument de même nature que lui, bien qu’avec des dons, des prérogatives, des facultés différemment semblables; et sans lesquels l’homme, le genre humain et l’Éducation de ses tils eussent n>anqué de la perfection que Dieu leur destinait.
Il n’y a qu’une langue (jui dise tout cela et en si peu de
fl) Ocn., II. IN.