‹ De l'educationChapitre 65 sur 188 · LIV. 11. LK PÈRE. LA MEUE, ET L,V FAMILLE · texte numérisé non relu

LIV. 11. LK PÈRE. LA MEUE, ET L,V FAMILLE

gile; cet homme mortel, que la Providence a fait le vicaire du Fils de Dieu sur la terre, qu’est-il ici-bas? C’est un père! son nom rappelle le premier bégayement de la langue des enfants si doux au canir des pères : c’est le Pape ! c’est le père commun ! Rien n’est plus grand en lui : toute sa gloire , toute sa grandeur, toute sa puissance , toute son autorité est Ik.

J’étonne peut-être : j’ai commencé cependant cet ouvrage par quelque chose de plus étonnant encore. N’ai-je pas dit que Dieu lui-même est père? n’ai-je pas dit qu’il n’apparaît en lui rien de plus auguste , et que parmi les noms qu’il demande aux enfants des hommes de lui donner, c’est le plus glorieux de tous, c’est le plus puissant et le plus fort?

Il est vrai que nous nommons Dieu le Père céleste ^ le Père de toute créature, le Père Etemel, tandis que le simple père de famille mortelle, dont je célèbre en ce moment l’autorité, languit ici-bas parmi les misères de la triste humanité.

Mais je n’en suis pas moins autorisé k soutenir, qu’il n’y a rien sur la terre de plus grand que la paternité humaine, puisqu’en elle se rencontre tout k la fois la communication de la paternité divine , l’origine et le modèle de l’autorité sociale , et eniin comme une mystérieuse expansion du sacerdoce lui-même.

Non : il n’y a sur la terre, ni droits, ni devoirs, ni grandeur, ni autorité comparable aux droits, atix devoirs, k la grandeur, et k l’autorité d’un père !

Et je n’ai rien dit encore du témoignage le plus élevé de la puissance paternelle, de ce qui exprime plus sensiblement

CH. ni. I.K PfcKE ET LA MEKE. I.W

ici-bas lecaraclèro divin de celte puissance. (Ju’est-ce à dire? Le voici :

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