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178 LIV. II. LE I'KRE, la MÈRE, ET LA FAMILLE.

admirer sa vertu, sa sagesse, sa grandeur, et publier hautement qu’elle est bienheureuse ! Surrexerunt fUiœ ejus et beatisnimam prwilicaveruut (1 ).

Les filles de Juda, ravies d’admiration, se levèrent aussi, dit le Prophète, joignirent leurs louanges à eelles de cette glorieuse famille, et s’écrièrent : Oui, les grâces sont trompeuses, la beauté est un éclat vain et fragile; mais votre sagesse et vos vertus , ô heureuse mère ! méritent seules une louange immortelle.

Son ipoux , heureux et fier de sa noble et sainte compagne, et partageant le respect de ses fils et de ses filles pour leur mère, se lève à son tour, et lui , dont le coeur s’était tant de fois reposé sur elle avec bonheur, s’écrie : Vous avez surpassé toutes les femmes par vos vertus (2) ! Tu supergressa es universas!

Oui ! vous étiez un trésor digne d’être recherché jusque dans les terres les plus lointaines; car depuis que vous êtes parmi nous, tous les jours de votre me, vous avez fait le bien, et jamais le mal (5).

Je suis heureux d’achever ce tableau par ces paroles inspirées de la sagesse divine.

Telle est donc la gloire de la dignité maternelle ! telle est la félicité pure de la famille humaine, sous les auspices et la protection de l’autorité divine.

Tel est un père, telle est une mère : belle et sainte alliance de la force et de la douceur, de la puissance et de la grâce, de la sagesse eide l’amour, d’où naissent, dans une fécondité sans tache , la vie , la sécurité , la joie , la douce paix, la noble abondance, la pieuse harmonie des vertus au foyer domestique, et enfin la grande loi du respect !

(t) Prov., 51-28. (2) Prov., 51-29. (3) Reddet ci Ijonum, cl nou mdiurn omnihut diebuf vilif nvtf. ^Prnv., 31-12.)

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