‹ De l'educationChapitre 76 sur 188 · CH. VI. L’ÉDUCATION SECOND.VIIIE · texte numérisé non relu

CH. VI. L’ÉDUCATION SECOND.VIIIE

n le simple bon sens fait sentir la convenance et la né- « cessité. »

Il est curieux de recueillir sur un tel sujet les enseignements de la sagesse antique : le fait est, qu’au milieu même des ténèbres du paganisme, les hommes engagés dans les plus grandes affaires ont pensé que nulle charge publique ne saurait Jamais soustraire un père aux devoirs sacrés de l’autorité paternelle.

Non, disait l’un d’eux, je ne veux pas que mon fils soit redevable à un autre qu’à moi du plus grand des bienfaits.

Et Horace lui-même nous raconte les sollicitudes de son père aux jours de sa première Éducation (1).

Grâce h Dieu, nous ne sommes pas réduits à ne pouvoir invoquer ici que des modèles païens; et sans parler de tant d’illustres exemples, dont l’histoire des mœurs chrétiennes et des grandes familles françaises nous a conservé le religieux souvenir, combien la simple expérience de mon dévouement au ministère de l’Éducation ne me permettrait-elle pas d’en citer! combien de pères de famille, combien d’hommes honorables j’ai vus, admirablement occupés de l’Éducation de leurs enfants, de leur piété, de leurs études, de tous leurs progrès! quel puissant concours aussi n’ai-je pas trouvé souvent dans la sagesse, dans l’amour, et dans les saintes industries de la sollicitude maternelle !

(1) Al(iui si viliis mediucribus ac mra paucis,

Mnidosa est nalura, nlioquin recta. ..

Causa fuit paler his

Ipse mihi custos incurruplhsimtis omnes Circiimdoctores aderal. Çuid vtuUa? pudicum.

Qui primas virlulis hoiios, servant ab omni,

Aon solùm facto, verùm opprobrio eptOQue lurpi. (IIorat.)

Page 1