‹ De l'educationChapitre 77 sur 188 · LIV. II. LE PÈRE, L.\ MÈRl';, ET L\ FAMILLE · texte numérisé non relu

LIV. II. LE PÈRE, L.\ MÈRl';, ET L\ FAMILLE

Il est vrai, et je le dois ajouter : c’était uue chose avant tout bien convenue avec Ceux qui m’honoraient de leur conliance, que je ne me charf;eais jamais de l’Éducation d’un enfant, qu’à la condition expresse de trouver chez ses parents un concours effectif, zélé, persévérant, toujours prêt à me seconder et à répondre h mes appels.

Tout cela, je le sais, n’est peut-être pas toujours dans la pensée des instituteurs; et certainement cela est bien loin des vues d’une multitude de parents, qui ne mettent , comme ils disent, leurs eiifanls eu pension, que pour s’en débarrasser, et ne veulent presque plus entendre parler de leur Éducation.

Eh bien ! qu’ils me permettent de le leur déclarer ici : l’Éducation publique est, selon moi, la meilleure à un certain âge; mais toute Éducation publique où l’on jette un enfant pour s’en débarrasser, ne fera jamais qu’une œuvre détestable. Tout enfant dont les parents se débarrassent, en le metfant en pension, ne tardera pas à se débarrasser lui-même de ses parents, et bientôt aussi de ses maîtres. En un mot, toute Éducation à laquelle des parents refusent de s’associer, non-seulement pour les études, le travail, les succès classiques, mais aussi pour la piété, la discipline, le bon esprit des enfants et des maîtres, sera une dé|)lorable Education.

Pour tout cela , il faut nécessairement qu’un père , (ju’une mère aient une préoccupation, une vigilance constante : je répète : un père, une mère; car ici encore il faut que ce soit le père comme la mère, la mère comme le père. L’un ne peut jamais manquer à l’autre; et ni l’un ni l’autre ne peuvent manquer à l’instituteur, sans que l’Éducation soufl're profondément, et soit presque impossible.

Mais comme en pareille matière les généralités ne suffi-

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