CH. VI. L'ÉDIT.XTWN SECOND.AIRE. SOS
sent pas, j'entrerai ici dans le détail, et j’indiquerai simplement quelques-uns des devoirs lés plus pratiques et les plus importants.
On le comprend d’abord : lorsque je demande que les parents président toujours 'a l’Éducation de leurs enfants, je ne prétends pas qu’ils viennent et soient à toute heure dans un collège, dans un petit séminaire : ce que je demande, le voici :
1° Qu’ils président aux notes de chaque semaine : en ce sens, qu’ils soient si fidèles a demander ces notes, dès le samedi soir, puis à écrire le dimanche même à l’enfant leurs louanges ou leurs reproches, que quand on lit les notes, chaque samedi, publiquement, l’enfant sente là son père et sa mère comme présents ; et que jamais il n’achève sa semaine, et n’en commence une autre, sans que la grande autorité paternelle intervienne pour le soutenir, l’encourager, le fortifier.
2® Faire écrire par l’enfant lui-même ses notes et ses places à ses parents est un excellent moyen : quand la semaine n’a pas été bonne, c’est lui faire écrire sa propre condamnation, et par conséquent son repentir, ses promesses, ses nouvelles résolutions. Et quand sa place et ses notes sont bonnes, on conçoit avec quel cœur il écrit, avec quelle joie il sent qu’il va faire le bonheur de ses parents, avec quelle vive et douce impatience il attend leur réponse.
Au petit séminaire de Paris, je mettais un tel prix à tout ceci, que j’étais charmé, quand des parents me demandaient l’autorisation d’assister en personne, le samedi, à la lecture des notes.
5® Je voudrais même que les parents demandassent chaque semaine à voir la copie de composition de leur enfant, ou même quelquefois toutes ses copies de la semaine.