‹ De l'educationChapitre 83 sur 188 · I.IV. II. LE PÈRE, LA MÈRE, ET LA FAMILLE · texte numérisé non relu

I.IV. II. LE PÈRE, LA MÈRE, ET LA FAMILLE

CIUPITRE Vin.

ou DEVOIR ET DU DROIT QirONT LES PÈRES ET MÈRES DE (SIOISIH LES INSTITDTEl'RS DE LEURS ENFANTS.

Co livro serait incomplet, si je ne parlais du devoir et du droit ({u’ont les pères et mères de choisir les instiluleure de leurs enfants. Après les considérations qui précèdent, un long discours n’est pas necessaire ; quelques simples réflexions sufllront à mon dessein.

El vous, qui souteniez notre faible jeunesse,

0 in.sUri'S bien-aiinés, dont les soins assidus Nous ens(Mgnaienl les lots d'tiiie pure sagesse. Adieu; nous ne vous verrons plus!

El vous, jeunes amis, qui souriez d’avauee A ees jours de repos! pleins de joie et d'amour. Vous alfez vous donner le baiser d’es|>t'rance Pour un heureux retour.

(àir vous viendrez eneor dans ce s^'jour ti~(nquillo ; r.es lieux à vos désirs seront eneor rendus.

Nous, pour toujours, hélas! nous quittons cet asile.

Adieu ; vous ne nous verrez plus !

Vous ne nous verrez plus de vos fêtes si belles Partager avee vous les plaisirs innocents ;

Mais quoique séparés, à nos pieux serinenls Nos eieurs seront toujours fidèles!

Siiinle Religion, dans ees lieux que j'aimais.

Aux devoirs les plus saints lu formas mon enfanee;

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CH. vm. DKVOIR ET UUUIT .SUPÉIUEÜR DES PARE.MS.

Parmi tous les devoirs qu’impose h un père et b une mère la liaute autorité qui est en eux, je n’en connais point (le plus grave que celui de choisir comme il faut la maison d’Iùlucation où ils placeront leur lils, les maitres auxquels ils confieront une partie d<! cette sainte autorité, et qu’ils associeront par là même à leur sollicitude, à leur responsabilité personnelle.

Il est manifeste que c’est là tout à la fois le devoir cl le droit supérieur de l’autorité paternelle et maternelle. .Famais un père et une mère ne s’appli(|ueronl trop à bien faire un choix qui intéresse d’une manière si sérieuse leur conscience et leur cœur, l’honneur et le bonheur de letir vie.

Il y va de tout pour eux et pour leurs enfants; et je leur redirai volontiers à ce sujet ce que Platon disait autrefois à ses contemporains, dans ce langage d’une simplicité vraiment sublime, qui lui était familier :

Tu conservas en moi la fleur <te l'innocence, l’ourrai-je t’oublier jamais?

Et toi, demeure salutaire,

Où sous l’aile de Dieu j'ai coulé des jours piirs; Des plus douces vertus aimable sanctuaire. Pourrais-je sans regret m’éloigner de tes murs? De tes charmes sacrés la mémoire chérie Saura toujours me soutenir.

Que se glace en mon cœur et mon sang et ma vie, Si je devais jamais perdre ton souvenir!

Adieu, séjour de l’innocence.

Adieu, maîtres chéris dont jegoùtais les lois.

Adieu, bon père, cl vous, amis de mon enfance,

Adieu i>our la dernière fois I

Louis (in’"'.

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