‹ De l'educationChapitre 85 sur 188 · TOUT SAVOIR · texte numérisé non relu

TOUT SAVOIR

Et cela est plus important encore, si l’on vit à une époque de relâchement et de licence dans les mœure publiques, selon l’énergique expression de Pline : In hàc licenltà letnponim.

Pline adressait ces conseils à une dame romaine qui l’avait consulté sur le choix d’un instituteur pour son fils, et il achevait sa lettre par ces rcmarquahles paroles : .leec l’aide du Ciel, confiez cet enfant à un homme qui lui enseigne avant tout les bonnes mœurs, puis l’éloquence, laquelle, sans les bonnes mœurs, n’est qu’une mauvaise science.

Un père et une mère, en s’occupant de ce choix, ne doivent donc céder à aucune vaine considération publiipie ou particulière, à aucune sollicitation intéressée, à aucune importunité, de quelque part qu’elle vienne.

« Quel mépris, disait Plutarque, ne méritent pas ces « parents qui, par une négligence coupable, on du moins « par une ignorance bien funeste, confient leurs enfants « à des maîtres qui n’en ont que le nom, et qu’ils ne se « donnent pas la peine d’éprouver! Encore sont-ils moins « blâmables, lorsqu’ils le font par ignorance; mais, ce qui « est le comble de la folie, c’est que souvent, quoique « avertis par des personnes éclairées de l’incapacité et de n la mauvaise conduite des maitres qu’on leur propose, « ils ne laissent pas de les prendre, entrainés par les ca- H resscs perfides de leurs llaltenrs ou par les sollicilalioii.s « imprudentes de leurs amis.

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