‹ De l'educationChapitre 95 sur 188 · II. m · texte numérisé non relu

II. m

îflO MV. II. I.E PÈKE, LA MÈRE, ET LA FAMILLE, congé, les parents dennenl aux enfants l'exemple d’un respect inviolable pour les maîtres de la maison. Par conséquent, jamais de ces questions inconvenantes, presque toujours absurdes, et souvent même odieuses, qui supposent ou qui rendent des maîtres suspects.

Lorsqu’un père et une mère interrogent curieusement, presque malignement, un enfant sur son professeur, le questionnent avec indiscrétion sur la nourriture, sur ceci, sur cela, et vont jusqu’à donner tort aux maîtres contre l’enfant, tort même à la règle; ou du moins, lorsqu’ils ne savent, en accueillant les gémissements et les murmures d’un élève paresseux et indocile, que flatter son indocilité, compatir à sa paresse, et gémir, c’est-à-dire murmurer avec lui ; lorsqu’enfin ils ne l’exhortent à se résigner à cette dure règle et à ce triste travail que par des paroles comme celle.s-ci : Tu n’as plus qu’un an à rester ici,... il n’y a plus que trois mois jusqu'aux vacances,... que quinze jours jusqu'à la prochaine sortie.... et tout cela, avec l’accompagnement obligé de toutes les consolations pitoyables dont je disais quelques mots tout» à l’heure; lorsque des parents en viennent là, et ce n’est pas rare, qu’est-ce autre chose, je le demande, que la trahison de tous les devoirs les plus sérieux, et l’anéantissement de toute Education?

Et quand je parle de questions indiscrètes, ce n’est pas que je prétende ici qu’on doive rien cacher à des parents : non, un père, une mère ont le droit de tout savoir; mais autrement et par d’autres moyens : et sans contredit, ce ne doit pas être en questionnant l’enfant sur ses maîtres, en lui présentant la facile tentation d’exercer sa malignité sur ceux qui l’élèvent, en lui offrant contre la fermeté de ses instituteurs un recours et un funeste asile dans la faiblesse 4e ses parents.

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