‹ De l'éducation (volume 2)Chapitre 109 sur 122 · CH. VII. — DES PETITS-SÉMINAIRES · texte numérisé non relu

CH. VII. — DES PETITS-SÉMINAIRES

« mais n'est-il pas celui de tous les Français qui professent « la religion catholique? N'est-il pas le Pontife suprême, le a Pasteur commun de tous les fidèles? »

Je rajouterai, d'ailleurs, le but qu'on se propose ne peut être atteint en aucune manière par les moyens qu'on indique.

C'est de Vesprit des Petits -Séminaires que quelques hommes se défient. 0.r cet esprit ne sHnspecte point; cet esprit ne s'enseigne même point ; cet esprit ne se réglemente point; cet esprit n'est ni dans l'instruction classique, ni dans les règlements, ni dans les examens, cet esprit s'inspire; il sera, par conséquent, toujours insaisissable, et des inspections annuelles ne pourraient rien, ni pour l'améliorer s'il était mauvais, ni même pour le saisir et le constater; elles ne feraient qu'ajouter aux inquiétudes mutuelles, et produiraient le mal que l'on craint là où il n'existe pas.

J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, et crois devoir le répéter : La défiance vis-à-vis du clergé est un système à la fois sans honneur et sans habileté. Plus je réfléchis à l'objection qui nous est faite, plus je trouve qu'elle n'est pas réelle : c'est un prétexte, un thème, rien de plus.

C'en est assez sur tout cela. Les élèves des Petits-Séminaires sont aujourd'hui l'espoir et la consolation de l'Eglise de France. Puissent-ils un jour devenir sa force et sa gloire ! puissent-ils lui rendre ses docteurs, ses évangélistes et ses prophètes, et tous ces prêtres vénérables dont la science était si profonde, les lèvres si éloquentes, la vertu si pure, ^t que la mort ou le malheur des temps lui a cruellement ravis! puissent-ils ainsi répondre dignement aux vœux de la Religion et aux besoins des peuples I

Les peuples, assis encore dans la région des ombres de la mort, languissants comme des troupeaux sans pasteurs, ou égarés sur le penchant des abîmes, les attendent en si-

3*6 LIV. V.- — IKB D!VBfHSB5 SORTES Er'ÉDUtîÀTION,

lenee cOBMne le= secoTirS'* dte>Di8u; et' les invoquefnt'dfe»lmii^ inspirésisausT le* savoir peuU-étre par le» ppofbnd • bBSKnn de se régénérer enfin, ourau moms par la crainte» de' se- trop dépraven *

VoiIà<3equia fait de'toutteinps, mslffoe qui thitraujonr^ d'hui plus que jamais de Texistence des Pelits-Sènriîiairè& le'piust grand: intérêt de FÉgHse-et d» la société;

Le»per8é6!itMHW5de l^Égiis^onfbicn senti' toujoTirs^qiidl& force' loi pouvait rvefiir de PËducatloBr dérâoalè eornservée dau» toute' ssi'piipeté; ellle's^'e qfBetIès saints Goircifes^met* taififntàvla perfeotroorver;ilsl'Onti!nis-' àla détraiire', usant difféareniment des^nrêaes^moyeîïiitpouraprivefà? dès^résultats opposés^ De*tmsce«T qui* se sont égares^ dsns leurs pônsées4nju8tes^ les plu9'hai)ileB*et'les> plus dàngene^irr ont été ceux qui onti choisi cette-voie pour arriver à Mr but, parce qu'ils suivaient un système* réfl'ôclri, raisonné* et», humctinement'paHant^ infaillible'dans ses^efl^si

Et, sans^ remonter piu^'hmit; quand' cet' homme" puissant qui a tafmftit pourla gloire- dda^ France; et'qur etft^ihil'davanttge encore-, s'il eûl^fait moins contre sa* liberté^; quandcet homme, qui aima l!Bglise'tant^qu«»rainbition ne lW)ubia point sa sagesse, voulut être seul maître dans TEglise, commeil était seul maître dans TE tat; quand' il porta sur le satu}Uiaireuneittain' violente, et qu'il arraeha du mn d^trae mère désolée oeuxf qufelle^poavaât bien appeler les enfônts do'sa vieillesse et^lenliermer espoir de sa^dDuleur, pourles trafineràiseS'éoolesH etilesF-fairef participer a< cette fidticairon' quîilnfrme^cenviewt.paHdë jiigerici, nrousvfraesi avec le* dermepabvs de'r-autoritéy le dernier excès^de ises marne, et au6si. l^espésanoe d^une* réparation proclmiiNv Get honame* extraordinaire semblft-apperteren cette affaire leowqprd'œil sûr etc.p^oétoâiftt qui lefaisait. vaincre (kmsf les IniliiiHe»>'e t déjà> ii: avaiii âèpement' porté la:maân:sur'la>pieiT9foirdti^ nien«aile;.et) ib essayait on! vainr de laf mnnivoir; lorsqn&'tout*

CH. YHI. — DES PBTlTS-S^&HNAlRlsS. 34^

èi coupii eBtanditi que' tout sf ébranlait eta^écroulsit autour de lui, et il se sentit enlever lui-même tout vivant,, dîr milieu des ruÂness oomi&e par une force supérie^tre^

Noft, non,. il n'est pas bon de vouloir- tout dominer, loufc 2»sttjeitir, toui èeraser sur la terre. Ilnesfie toujours lès^cons*cienoes qui gémissant, les âmes qui orâeint! (i*e»t se fairB'à sairmême un malimmense; c' est.se jeter dam les luttes d^ow Uon ne'pmtt sortir que meurtri et blessé *•.

Jesoumels avee confiance toutes cesréflesrons à la loyarutéde iids> adversaires^ si nous en avons encore^ asu bonr sen» public, à la sagesse et à la justice des législateurs, aux amisr sJBjeèresî de la bonne et vrade libertér et surtwrtàt 1« Proviéeame divine, da^nière et' sûre esp^amce^ dès' grandes eti saintes odfasss^V

GHAHTB» VIII

na& Satitss-Sémiiiaireft.

nE LA- UBEftiSÈ) 0B6 YOCàTIONS* B0CIléaiA6TIftUB& EV DU RB5PBCT

QflL'LElïft ESVDir

Les vocations ecclésiastiques! la Religion et la. conscience n'ont jamais rien eu de plu& intime et de plus sacré. Aussi cette question a des difficultés et des délicatesses profondes*. Voilà pourquoi je ne puis la passer sous silence.

Les gens du monde en parlent trop souvent avec une légèreté, de langage, avec ce je ne sais quoi d'insouciaut et de dégagé, qui va bien mal à la gravité des choses, qui révèle; biea peu de maturité dans l'examen, bien peu de vérité dans

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