CHAPITRE III
La IMscipIiiie.
On n^a pas toujours de la Discipline, dans l'Ëducation^ resUmeqa^il en faut avoir; on ne comprend pas assez sa dignilè, sa haute importance, tous les fruits qu'elle opère.
Et cependant Platon disait avec raison : Tonte la force de PEducation est dans une discipline bien entendue. (Lo% 4''.)
ressayerai dans ce chapitre de mettre en tout son jour cette remarquable parole. Je serai obligé, mes lecteursvoudront bien le permettre, d'entrer ici dans un grand nombre dedétails pratiques, sanslesqnels tout cetimportant sujet demeurerait dans le vague et Tobscurité. Ces détails seront d'ailleurs, je n'en puis douter, pleins d'intérêt pour tous ceux qui se sont occupés ou s'occupent encore d'Éducation.
Les ëtymologies révèlent ici un grand sens et une belle origine : Discipline vient de discere. Ce mot n'indique pas seulement ridée de la discipline extérieure ; il y a de plus l'enseignement intérieur et la vertu.
C'est en ce sens qu'on disait autrefois : Vous êtes élevé sous une bonne, sous une haute, sous une sainte Discipline. On dit encore aujourd'hui en ce sens : la Disciple religieuse.
La Discipline est si essentielle à l'Education, que, sans elle, il n'y a pas d'Education possible.
Cela est facile à comprendre. Une maison d'Education ne vit, ne subsiste que par la loi, par le règlement : parce que la loi, le règlement, c'estPordre, et, dans l'Education comme ailleurs, l'ordre, c'est la force et la vie