‹ De l'éducation (volume 2)Chapitre 74 sur 122 · M. OZANAV · texte numérisé non relu

M. OZANAV

j * .- .rTT— . ^' . -

e^. 1 ,1-i-, ..--i^t!!' : . :.' r'i-^mit 11 1:: fe 5.1 c:"5crv2î:on. *-; i: 1 T'^; '* ." .'Lz rXrit t: f ^ s» tI-? : 1211:5 «^^i est. en même Xkt^z : :»: :• 1-'- -^; -i^ '* t'iLz'J: or'^/ielle, !a !o: mrséricor-

' ■-. - î. r:.-»- - ■,*■■'•' '^ '- * •-ii^ *r i. "^ ^»^ •^ " fl

E: :^ :.:. -:!•::: T::::r^-T'.::5 q:LV.ler.e s'accomplisse point *^. zf T'::* r,: ^oir tos e:.!int5, cette loi univers elle, celte Sri^r^-':^ c .1 TO .5 comx'iL^e de remplir, par un noble et reîl/-::x tr^T-i;î, *o"s les ^OTrs q^i se; arent votre naissance

Voiy-: ^;:es riche! cette excuse, au lieu de vous justifler, rend votre oLsiveléplus coupable. « Si vous avez été payés « d'avance, vou» dirai-je avec un saint et éloquent Évêque d dont le nom est demeuré cher à la jeunesse chrétienne *, si <i voiJH ave/ été payés d'avance, est-ce un titre pour ne pas « mériter votre salaire? »

Venant à ceux qui prétendent que les temps sont mauvais et que leurs enfants n'ont rien autre chose à y faire que leur Hahil, je leur dirai que de tels subterfuges et des subtilités «1 étranges ne sont dignes ni de leur raison ni de leur foi. HnnM doute, il faut que cet enfant fasse son salut, et c'est làsa grando nffniro en ce monde. Mais, s'il est vrai que, sans le travail, Il n'y ait point de salut, et que l'oisiveté ne soit rien moins (lu'uno révolte contre la Providence; s'il est d'instituttiuuUvIno iiuo les facultés départies à l'homme doivent être rnlHv^t'K (H développées par le travail; si l'expérience dé-

montre, en outre, que ces facultés ne peuvent être laissées dans l'inaction sans péril pour la vertu; si enfin il est écrit que Dieu doit rejeter dans les ténèbres extérieures^ selon l'expression de l'Évangile, ceux qui n'auront rien fait icibas; s'il ne veut pas compter au nombre de ses serviteurs les serviteurs inutiles, qu'aurez-vous h répondre au jugement de Dieu, qui vous demandera compte de cotaient qu'il vous avait confié, de l'âme de votre fils, de l'inutilité et de la perte de sa vie?

D'ailleurs, je le dois ajouter, le travail n'est pas seulement la loi naturelle, morale, religieuse de l'homme: c'est aussi la loi sociale de Tliumanité.

Nul n'est fait ici-bas pour ne rien faire; mais nul aussi n'est fait pour être inutile à ses semblables.

L'égoïsme ne saurait être la loi ni de la soi?iélé domestique, qui est la famille; ni de la société temporelle, qui est l'État; ni de la grande société spirituelle, qui se nomme l'Église.

On se doit le travail à soi-même, mais on le doit aussi h ses semblables ; et celui qui ensevelit sa vie dans l'oisiveté ajoute au tort qu'il se fait celui d'une coupable inhumanité envers ses frères. Quoi! tout est en r^ctivité autour de vous, tout est agité, tout est ému, tout travaille; et vous seul, au milieu de ce mouvement universel, vous demeurez oisif, indignement inutile, dans un repos honteux! vous semblez compter pour rien les peines et les sueurs de vos frères ! Leurs fatigues et leurs travaux ne sont pour vous qu'un spectable, dont vous semblez amuser vos loisirs ; ou plutôt vous vous établissez le centre immobile de tout ce mouvement, et vous en profitez sans sortir vous-même de votre inaction, sans songer à offrir à vos frères, en échange de leurs labeurs, quelques services à votre tour!

Le travail! mais on le doit au moins à ses parents, à ses enfants, à sa famille, à sa patrie: c'est l'oisiveté qui laisse

Page 1