‹ De l'education (volume 3)Chapitre 20 sur 67 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

maux qu'elle a faits aux peuples, et, à l'aide des hommes d'intelligence et de cœur, des hommes de conscience et de foi que l'Éducation élèvera pour elle, la faire marcher encore fille aînée de l'Église et reine du monde civilisé !

Après toutes ces considérations, on ne trouvera pas étonnant, je pense, qu'un Évoque dont la vie presque entière s'est passée à élever la jeunesse, qui a consacré à cette grande œuvre de laborieuses études et un long dévoûment, vienne aujourd'hui entretenir ses contemporains de l'Éducation, c'est-à-dire du grand art de faire les hommes.

Il m'a semblé trop triste de désespérer d'un pays dont l'intelligence est naturellement si belle, le cœur si haut, les instincts si généreux, et le bon sens toujours supérieur à ses légèrelés. Sans doute le peuple français peut se laisser éblouir, égarer: mais il sait revenir à la raison par ses égarements mêmes ; et une grande et forte Éducation peut lui rendre encore ce sens ferme et élevé, ce sens chrétien qui en fait le premier peuple du monde, et qui lui fera retrouver encore son antique prospérité dans ses premières vertus.

Que chacun donc, ô noble peuple ! t'offre son secours et te paye, en passant, sa dette ; pour moi, je voudrais acquitter la mienne, en t'offrant, dans cet humble essai les souvenirs de mon dévoûment et de mon expérience. La génération présente est la source des générations futures : préparons-la, s'il est possible, de manière à léguer à l'avenir des espérances meilleures que le présent !

Ce hvre, si on peut lui donner ce nom, s'est trouvé

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