‹ De l'education (volume 3)Chapitre 21 sur 67 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

fait, je le dois avouer en finissant, sans que j'eusse songé à le faire. La rapidité du temps, des occupations trop multipliées, une infirmité douloureuse, ne m'auraient laissé ni le loisir ni la force de faire un livre. Aussi ce ne sont que de simples souvenirs, et des pensées qui m'occupèrent longtemps, quand je vivais avec la jeunesse. Ces pensées, que je recueillais alors seulement pour quelques-uns, on m'a pressé de les offrir aujourd'hui à tous. J'y ai consenti trop facilement peut-être; mais la jeunesse, après avoir été la sollicitude et l'affection de ma vie entière, n'a pas cessé de m'être chère : je sens que mon cœur, malgré les années, ne vieillit point pour elle. Elle est le dernier espoir de la Religion et de la Patrie : à ce titre, elle a un attrait et un charme irrésistibles pour quiconque aime l'une et l'autre; et j'ai cédé à l'espérance de la servir encore, en lui offrant publiquement aujourd'hui des leçons et des conseils que j'aimais autrefois à lui communiquer en famille.

Tel est le sujet de ces pages, que je dédie à la jeunesse de mon pays, à tous ceux qui se consacrent à l'œuvre de l'Éducation parmi nous, à mon pays luimême. Je ne donne, d'ailleurs, ici aucune autre raison de cet ouvrage que son but et son titre : j'espère qu'il s'exphquera de lui-même. Puisse-t-il être utile ! c'est mon seul vœu, et, si ce vœu est exaucé, j'en bénirai le

Dieu AUTEUR DE TOUT BIEN.

DE

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