CHAPITRE IX
Qu'il ne faut pas sacrifier l'Éducation essentielle à l'Instruction professionnelle.
J'ai traité des 'diverses sortes d'Éducation : il me reste h parler de l'Éducation nationale. Avant d'aborder cette grande et générale question, je dois dire ma pensée sur un sujet plus restreint en apparence, mais qui n'en a pas moins l'importance la plus considérable. Je serai bien compris par tous ceux qui ont étudié de près l'état de l'Éducation de la jeunesse dans ce pays.
Si on me demande pourquoi les hommes manquent en France, je n'hésiterai pas à répondre que, parmi plusieurs autres causes également funestes, il en est une plus immédiate, plus universelle, plus malheureusement féconde que toutes les autres : les hommes manquent en France, parce que, depuis longtemps déjà, des préjugés aveugles et un entraînement déplorable portent à sacrifier VÈducation essentielle qui fait les hommes, à la haute Éducation intellectuelle qui fait les hommes supérieurs, à VInstruction professionnelle.
f^. Certes, après tout ce que j'ai dit dans les chapitres précédents en faveur de l'Instruction professionnelle, industrielle.