II. — l'empire de l'homme sur la nature
Mais ce n'est là qu'une apparence trompeuse. L'homme a reçu des dons inappréciables, la faculté d'observer, celle de comparer, de réfléchir, d'abstraire, de généraliser, par-dessus tout celle de vouloir. C'est par là qu'il a peu à peu amélioré sa condition, assuré sa vie, augmenté son bien-être et conquis la nature. Et cette conquête, à peine commencée, pourra, grâce à l'accumulation chaque jour plus rapide des découvertes, être poussée jusqu'à des limites qu'il est impossible de fixer. Car si les œuvres de l'instinct animal se répètent toujours les mêmes, celles de l'homme vont se perfectionnant sans cesse, parce que, selon la belle expression de Pascal, (( l'homme n'est produit que pour l'infinité ^ »