‹ De l'educationChapitre 6 sur 178 · IV. — RÉPONSE AUX OBJECTIONS THÉO LOGIQUES · texte numérisé non relu

IV. — RÉPONSE AUX OBJECTIONS THÉO LOGIQUES

Nous écarterons d^abord les difficultés qui résultent des rapports entre les attributs de Dieu et la liberté humaine. Dieu étant, par son infinité même, incompréhensible, nous ne pouvons savoir s'il ne lui a pas été possible de concilier, sans que nous apercevions comment, sa toute-puissance et sa prescience avec une certaine part d'indépendance laissée par lui à ses créatures raisonnables. Il est imprudent de mêler la théologie à la morale ; et Bossuet, sur cette question, dit avec un parfait bon sens : « Quand nous nous mettons à raisonner, nous devons d'abord poser .comme indubitable que nous pouvons connaître très certainement beaucoup de choses dont toutefois nous n'entendons pas toutes les dépendances ni toutes les suites. C'est pourquoi la première règle de notre logique, c'est qu'il ne faut jamais abandonner les vérités une fois connues, quelque difficulté qui survienne, quand on veut les concilier ; mais qu'il faut au contraire, pour ainsi parler, tenir toujours fortement comme les deux bouts de la chaîne, quoique on ne voie pas toujours le milieu, par où l'enchaînement se continue*. » — Nous Tavons d'ailleurs déjà dit; la morale a ses principe propres, et la liberté est un de ces principes.

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