LÉONORE
Maman, j’ai été tentée des fraises de cette petite; mais je ne veux pas les accepter sans la récompenser de ses peines, et elle s’j refuse obstinément.
M"'. DE MORllSCOÜRT.
Je vais tâcher d’arranger ce petit démêlé intéressant de part et d’autre.
LISE
Ah ! n’insistez pas , madame , vous me feriez trop de peine. Je suis bien pauvre ; mais ce que j’ai là appartient à tout le monde. Je n’aurai que la peine de remplir une seconde fois mon panier, et vous me rendrez tout-à-fait heureuse en ordonnant à mademoiselle de les accepter. Veut-elle dédaigner mon présent?
M“«. UE MORIINCOURT.
Elle est charmante ! Dans quelle partie de la vallée demeurez-vous, mon petit amour?