ACTE tl. SCÈNE VIII
BASTIBNNE.
Ah! grand merci. Sans vous, ma mère, je n’y aurais pas été joyeuse : je vous dois tout mon bonheur , j’étais coquette , et vous m’avez corrigée. Le premier sacrifice que j’ai fait à mon pauvre Lucas a tout de suite fait partir son humeur. Toute la jeunesse de la vallée s’est réunie ce matin pour aller à une charmante partie, mais j’ai refusé toutes les invitations : je ne veux plus des plaisirs qui ne l’amusent pas. Quand la troupe joyeuse a été partie, nous sommes restés seuls au vidage , lui assis sur le banc devant sa porte , moi près de la mienne ; nous nous sommes d’abord regardés , puis parlé , et enfin raccommodés de bon cœur et pour toute la vie.
M“*. DE MORINCOURT.
L’aveu de vos torts, ma chère enfant, et la manière dont vous les avez réparés , sont également intéressans , et je suis bien sûre que vous n’y retomberez jamais.