L.VUY LIiNDSEY, à l.Jj G>.ldeuall
Arabella parait bien changée, bien pâle. Quelle est cette femme qui la soutient ?
LADY GOLDENALL, à pari.
Ciel ! ma belle-sœur ! quel contre-temps fâcheux ! (iSe remettant.) Ah! c’est sa bonne nourrice, qui ne l’avait pas vue depuis des années.... L’émotion que vous remarquez vient sans doute...
ARABELLA
L’émotion violente que j’éprouve, à la vérité, madame , vient de la réunion des sensations à la fois les plus douces et les plus déchirantes. Je me retrouve dans les bras d’une mère chérie ; mais je suis forcée d’offenser ma bienfaitrice , et de renoncer pour jamais au plus doux engagement.
LADY LINDSEY
Je ne puis comprendre....
LADY GOLDENALL.
Sa tête est frappée , j’en suis sûre ; il y a un égarement dans ses yeux. ( S’approchant de madame ?fhitfeld. ) Vous n’avez donc pas vu le chevalier INIacfield? vous ignorez mes projets?
M“*. WHITFELD.
Le chevalier Macfield ? J’ignore de qui vous
LADY GOLDENALL.
Si Macfield n’est pas mort en route, je ne lui par-
ARAOELLA.
donnerai jamais. Peut-il me mettre dans un semblable embarras ! Mais dissimulez , je vous en supplie; je vous expliquerai.,.,
M"*. WHITKELD.
Je connais tous vos projets , ma sœur,
liADX UNDSEY.
Sa sœur !
M'“'. WHITFELD.
Dans l’égarement de vos passions, vous avez sacrifié à vos idoles sans vous être assurée de notre consentement. Le rang , la fortune, voilà , selon vous, le bien suprême , et vous avez cru combler Arabella en lui assurant ces avantages , même par des moyens que les principes réprouvent.
LADY LINDSEY
Que veut-elle dire, milady? J’exige^ que ce mystère me soit dévoilé.