‹ De l'éducationChapitre 197 sur 245 · MEUTE · texte numérisé non relu

MEUTE

Toujours occupée!... Mais, quoi! vous pleurez? quelle peut en être la cause ?

M“*. DE VALMONT , souriant.

Rien qui puisse vous affliger; l’excès de mon bonheur est la seule cause de l’état où vous me voyez. Pardonnez, ma chère Mélite, à ce que vous regardez comme la faiblesse d’une mère ; mais je viens de recevoir de Bruxelles des lettres de Frédéric , si tendres, si sensées, si parfaitement écrites, que ma joie a probablement été au-dessus de mes forces. ( Souriant.) Vous auriez même pu craindre pour ma i*aisou ; je travaillais , je parlais haut , je pleurais ; mais mou bonheur est si vif, qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans ces effets.

MÉLITE

Vous pouvez vous livrer à ces transports en ma présence ; vous le savez , je partage tous vos sentimens pour votre intéressante famille, et mon amourpropre d’institutrice pourra bien avant peu me porter h quelque scène semblable. Je vous assure qu’ avant-hier, au concert, j’ai eu besoin de mon éventail pour cacher mes larmes, au moment où ma Lucile a chanté d’une manière si touchante son

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