ACTE I. SCÈNE II
grand air d’Iphigénie ; mais cela aurait été par trop ridicule si l’on s’en fût aperçu.
Al"-'. DE VAI-.MO.NT.
Je conçois fort bien, je vous assure, qu’un cœur aussi sensible que le vôtre s’attache , par les soins de l’éducation , au point de partager et les tourmens et les jouissances d’une mère ; vous y mettez tant de tendresse, un travail si assidu, que la sensibilité, l’amour-propre , la gloire de vos succès , doivent faire naître en vous des sentimens bien semblables k ceux que j’éprouve.... Que d’obligations ne vous aurai-je pas, ma chère Mélite!.... Quelle joie pour Frédéric de retrouver dans ses sœurs des femmes remarquables par leurs talens, leur esprit, et surtout par leur raison ; ayant profité de l’éducation brillante que l’on donne aujourd’hui à la jeunesse, sans qu’aucun des vices du temps soit venu ternbces dons précieux ! Si mes filles doivent beaucoup è mes soins , elles doivent bien autant .à la personne éclairée et sensible qui leur a dévoué tous ses momens.