‹ De l'éducationChapitre 59 sur 245 · ACTE I. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE II

que l’incontluite de ses parcns lui a préparé. Oui , madame , vous voyez à quel point je la comble de bienfaits : une fois chassée de mon cœur , rien ne pourrait me toucher sur son compte; quand j’ai pris un parti, l’univers ne me ferait pas céder ; c’est ce qu’on appelle , je crois , du caractère , et il faut en avoir.

MISTRESS TÉACnUM.

Après la définition que vous faites de cette qualité , inilady , je n’en entreprendrai pas une autre.

LAUV ARABEL1.A.

C’est m’obliger, car je n’aime pas les longues dissertations; adieu, madame. J’ai vu ma nièce dans son appartement et je vous laisse à vos occupations; je lui ai fait quelques réprimandes sur la simplicité de sa toilette; je la comble de présens dans tous les geures , il est juste quelle m’en fasse honneur.

MISTRESS TÉACUÜM.

Sur ce point, j’obtiendrai peu de Gécilia , elle chérit la simplicité , et je vous avouerai qu’en cela elle sert parfaitemen t mes vues dans le plan d’éducation que j’ai adopté.

LADY ARABELLA

C’est très-louable; mais les jours qu’elle vient me voir, je désire qu’elle soit parée de tous mes dons. Ce soir, par exemple, je viens la prendre pour la mener à un thé chez milady Baltimore : l’ccommandez-lui le soin de sa parure.

CÉCILIA

MlSTRF.SS TÉACHÜM.

En sachant que c’est un moyen de vous plaire*, elle s’y conformera , j’en suis sûre.

LAUY ARABELLA.

Je compte en tout point , madame , sur vos soins', et surtout sur votre surveillance.

MlSTRKSS T É A C H U M , la recooduisaot.

Daignez y compter.

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