CHAPITRE XIII
De Futilité des langues. Du temps de les enseigner.
J.-J. Rousseau seul dans le monde littéraire , a osé placer l'étude des langues au rang des inutilités. « Les pédagogues c dit-il , qui nous étalent en grand apte pareil les instructions qu'ils donnent « à leurs disciples, sont payés pour « tenir un autre langage. Cependant on « voit par leur propre conduite qu'ils K pensent exactement comme moi, car ce que leur apprennent-ils enfin? des « mots f encore des mots, toujours des « mots. Parmi les diverses sciences t* qu'ils se vantent de leur enseigner, « ils se gardent bien de choisir celles- « -qui leur seroient véritablement utiles, c< parce que ce seroient des sciences de « choses et qu'ils n'y réussiroient pas. K Mais celles qu'on parolt savoir quand on k en sait les termes 7 le blason , la gramr
( *0) v maire , le* langues. Toutes ce* étu*
« des sont si loin de l'homme, et surtout * de l'enfant , que c'est une merveille si « rien de tout cela peut lui être utile a une fois en sa vie ».
Si les pédagogues qui enseignent les ' langues , n'apprennent que des mots , et s'ils pensent exactement comme le mentor d'Emile, alors ce grand auteur a donc enseigne' des mots , et rien que des mots. Telle est sa conséquence.' Mais si les langues offrent constamment des mots, les idées n'en sont-elles pas inséparables?
Point de mots qui n'expriment , ou un objet, ou un procédé, ou upe idée quelconque. Ainsi la connaissance des choses arrive par celle des mots. Si encore les langues sont très éloignées de l'homme , pourquoi ne peut-il s'en passer? a Une <r langue est, sans contredit, la totalité « des usages propres à une nation , pour « exprimer les pensées par la voix, et « cette expression, est le véhicule de la w communication des pensées ». (1).
(i) Encyclopédie, fer£o' langue.
( 3o > Qui peut nier cette définition , s'il s'entend lui-même ? Quels moyens sans les langues resteroîçnt a,ux peuples pour se transmettre leurs idées , Leurs besoins, leurs désirs ? Par quelles communicatiops sans celles des langues, les arts, les sciences, le commerce, les métiers seroient-ils cultivés et transmis d'un pays à un autre, d'un si/çcleàunauU-eîToutes les langues n'ont-elles pas des rapports intimes avec la pensée et l'esprit? On remarque dans le génie de toutes , un ordre analytique des idées partielles, dont la réunion forme une même pensée j on y remarque aussi un égal gen^e de mots pour exprimer des idées semblables pqr la nature des cho^Ç*. Mais tqates les langues admettent sur ces cjeux points, des variations sensibles, qui tiennent aux habitudes des peuples qui les parlent ; de là les caractères et Jes tpurs particuliers à chaque langjxe. Impetratitrq est a çonsuetudine , ul fieccare suavitatis causa.) liçeret (i). De là encore, les
(1) Cic. Oralor, C. 97.
(.Si.)
sources des difficultés dans les traductions.
Je ne dois point ici traiter de la manière dont les langues se sont multipliées parmi lès hommes, ce vaste sujet est étranger à mon plan ; mais il me paroît convenable de réfuter ces deux assertions de Rousseau : qu'il y a une langue commune pour toute l'espèce humaine ; que toutes les autres sont l'ouvrage de l'art.
S'ilèxistoit une langue universelle , ne seroit-elle pas commune aux hommes de tous les climats et de tous les siècles, ignorans, où savans, puissans ou foibles?
Ne feroit-elle pas disparoître ces causes éternelles de la différence des langues?
S'il existoit naturellement une première langue et partant une société première, il faudroit pour cela seul établir l'éternité du monde. Absurdité colossale, démentie par une masse imposante de témoignages sublimes. Nulla igitur in principio facta est, ejusmodi congre- gatio; nec unquam fuisse homines in terra qui propier infantiam non lo-
querentur 9 intelliget cui ratio non de est (i).
Si la diversité des langues et oit un ouvrage d'art, pourquoi n'en connoîtroiton pas l'artiste ou l'inventeur? Pourquoi les quatre-vingt dix neuf centièmes du genre humain ne les parlent-ils que par l'usage, sans règles, sans études? « Non « les langues ne sont pas des productions « de l'art , a dit Locke, c'est Part qui tue « la langue ». Rien de plus vrai et dé plus conforme à certaine expérience. Ce sont les règles trop multipliées qui en effet appauvrissent les langues, tandisque la liberté et le choix , leur donnent de l'énergie. Certes si lès diverses langues etoient autant de productions de Part, Pinventeuren seroit plus qu'un homme et la Genèse nous le feroit connoître dans ce beau passage. Et diocit ( daminiis ) ecce unus populus et unum labium omnibus y ùœperuntque hoc facere , nec désistent à cogitationibus suis ,
*mm*m
(i) Lact. De vero cuit, e. x,
donec eas opère compleant , venite igitur, descendamus et confundamus > ibi linguarn eorum, ut non audiat unusquisque vocem proucimi sui.
Je reviens à l'utilité des langues, fresque tous les peuples , mêmes les plus distingues ^ ont manifeste' pendant une longue suite de siècles un empressement singulier à les étudier. Les Romains ne dédaignoient point d'apprendre celle des autres peuples , auxquels cependant ils partaient en maîtres ; l'histoire en fait foi* Partout enfin ou les lettres ont brillé , on a regardé 1 étude des langues comme une source des belles productions littéraires.
N'est-ce pas dans leurs richesses que les poètes, les orateurs, lessavans puisent la netteté des expressions , les construc-r lions élégantes , les figures gracieuses et hardies? Je compare l'étude des langues à un grand fleuve, où chacun vient puiser pour son besoin , son industrie f son art , ou sa science ? et ce fleuve là ne tarit jamais.
Cette élude est nécessaire k tous ceux qui se destinentaux arts, et aux sciences* elle honore et éclaire les. savans mêmes elle est la ba&e de plusieurs sciences où ^on ne peut exceller sans elle j elle relève l'honneur des armes et de la robe , adoucit la philosophie , et dispose à l'hurpar nité. « H est agréable et avantageux a « dit Morelly, de puiser dans, leurs « sources d'excellentes maximes de mo~ « raie, de politique, et de sentimens, « qui rectifiés par h religion élève l'âmç te ap-dessus de l'héroïsme de 1 antiquité, ce 11 esti doux de recueillir dans une
* oisive abondance» iç& fruits de tant de
* veines , et il est hoateux à un honnête « homme , d'iguorçr ce qu'il ne peu t bien
« savoir, sanç le secours des> langues ».
Mais il ne suffit pas, de Jss faire étudier aux élèves, il faut encore leur en inspirer le goût par des moyens agréables et per* suasift, par l'intérêt présent ménae^ excite? de borgae heure la curiosité, l'eiqulation et l'amour-propre , louez, encouragez* récompensez les premières dispositions ou les premiers essais ; surtout ne rebutez
jamais par un ton de hauteur qui n'appartient qu'au pédant. Dès que vous aurez fait nattre le goût, vous obtiendrez facilement des progrès, tandis que les efforts d'un maître seront vains sans l'amour de la science. .
« Il n'y a rien tel dit Montaigne que « d allécher l'appétit et l'affection, au* « trement on ne fait que des ânes charce .gés de livres. On leur donne à coups « de fouet en garde leur pochette pleine « de sciences:, laquelle pour bien faire ce il ne faut pas seulement loger chez, « soi, il la faut; épouser »•
Cependant de quoique utilité que sok 1 étude des langues^ elje n'est niândis»pensable ni nécessaire à la plus grandepartie des hommes; la langue maternelle suffit a ceux qui par état semblent attaVchésau sol qui les a vu naître , ou dont les. rapports sont circonscrits en quelque sorte dans : le. cercle des premiers be^ soins; elle suffit à ceux dont l'industrie?
les états, les conditions n'exigent ni une grande application d esprit , ni une forte étendue de raisonnement,
La Bruyère cependant assure « Que « la connoissance des langues est utile ce à toutes les conditions des hommes , c< en ce quelle leur ouyre une vaste et « agréable érudition. (1) ». Mais à quoi bon de l'érudition dans un artisan ? un serrurier ne fera-t-il pas une serrure, un cordonnier des bottes , un maçon une maison , sans parler grec ou latin ? « Cest fc un véritable abus a dit Locke d'ap- «r prendre le latin à toutes sortes d'enk fans. Pourquoi leur faire passer sept « à huit années précieuses pour connoî- « tre des langues dont ils ne se serviront « peut-être pas dix fois dans le cours de « leur vie ? » C est en efièt ce qui arrive à tous ceux dont je viens de parler.
Mais quel est le temps d'étudier les langues ? l'étude en appartient incontes* tablement à la jeunesse, 'dit encore Locke. Je partage cet avis appuyé sur des siècles d'expérience. Je pense cepen* dant que cette étude ne doit commencer
(i) Caractères, chap. xiv, Iqm. a. pagje 12^
qu'à la douzième année de l'élève, lors* qu'il n'apprend pas les langues chez les peuples qui les parlent. En le livrant plutôt à cette application sérieuse , il est à craindre que son esprit rebuté par la peine ou par le défaut de conception ne fasse que peu ou point de progrès. Sur vingt élèves qui ont commencé l'étude du latin, à l'âge de sept on huit ans; ri ep. est les trois quarts qui à vingt-cinq, ne se rappellent plus , non-seulement les
règles , les constructions , mais encore un grand nombre de mots et leurs sjnonimes. Quelles sont les causes de cette ignorance ? Il me semble qu'il n'en est point d'autres que celle-ci. I/esprk n'ayant pas acquis toute la maturité nécessaire, pour l'enseignement grammatical d'une langue r il n'aura travaillé qu'avec peine dans le désordre des idées; la , mémoire même n'aura conservé qu'une confusion de mots sans images ni rapports. L'enseignement aura donc été mal compris et alors ce qu'on a paru savoir n'a été qu'une suite d'efforts pénibles 2 dont les impressions doubu-
( 38 ) reuses se sont effacées naturellement.
Au contraire un élève commencé par des lectures interlinéaires, arrivera heureur sèment préparé à 1 étude des langues , son goût y sera disposé. Beaucoup de sy nommes gravés dans sa mémoire /lui rendront ses essais plus faciles. D ailleurs ses pensées auront acquis quelque étendue , sa mémoire sera plus exercée , toutes se* facultés enfin à liage de douze ans , auront plus de force pour se livrer à une étude dificile et peu attrayante.
11 est un autre motif important , pour ne commencer l'enseignement des langues qua oet âge ; c'est alors que les passions commencent, à se faire sentir; et c'est un heureux moyen d'y résister que d'occuper laborieusement le corps et l'esprit. Plus l'homme est inoccupé, oisif et paresseux, plus ses passions croissent en liberté , se fortifient par degrés et deviennent bientôt le tyran impitoyable du malheureux qui n'a su »en défendre; maïs plus l'homme travaille courageuse* nient, moins il a de passions et moins.
elles ont d'accès . dans son âme toute
(3 9 ) occupée aulx choses utiles et morales.
Alors l'habitude de penser, dont l'agrément est délicieux» se forme graduellement pour durer autant que la vie.
Ce que je viens de dire sur le temps d'étudier les langues s'applique particulièrement au latin, surtout d'après la méthode dont on l'ensçigne en gênerai.
Les règles grammaticales, les thèmes , les versions , les compositions sont dç$ travaux bien fatigans, bien ennuyeux, bien degoûtans mêmes pour des enfans de sept à huit ans qui ignorent jusqu'aux prçaûer^ éléiqens de cette langue morte.
Si op, ipe dit qu'en commençant k doqzis ans l'étude des l3flgiK*>,<Hitqxpû&e les enfans à prononcer mal, parce que Iqs inflexions de la voix seront alors qiqitis faciles, je répondrai, qu'il vaut mieux prononcer mal p que de mal corn* prçndrq. Pes déftut$ de prownciation so^pei} ck chose, qyand on. explique clairement , up auteur ; Les indexions de l^v^ix prisent UorqiUe K mws J es- grâces et le génie dç lku^eur plaisent à l'esprit^ p^uadert et peintre** lame. C'est. lai
différence de Futile à l'agréable. Au reste ce seroit une erreur de croire qu'à douze ans, un enfant ne pourroit s'habituer aux inflexions et aux aspirations des langues.
Les organes de la voix sont encore alors tendres et flexibles , ils peuvent se prêter à toutes les variations possibles du langage. Qu'on en juge par la musique que les enfans apprennent en général après cet âge.
Si on me dit encore, qu'en commençant l'étude des langues à douze ans , on y tiendra. un élève jusqu'à dix-huit ou dix -neuf, et qu'alors c'est prolonger le temps de l'éducation , au lieu de l'abréger, je répondrai quece n'est point l'enseignement actuel que je conseille; je préfère une méthode qui n'exige, ni un travail soutenu, sur ce que Y ma n entend point , ni un asservissement absolu à des règles dures , abstraites et inconnues aux élèves ; c'est à une simplicité naturelle qu'il faut au contraires'attacher; Le désir, et le goût en naissent facile* ment, ils produisent des acquisitions sans effort. Les méthodes des Cîcéroa»
des Montaigne , des Locke , des Dumarsai , des Frémi , des Duguet et des Maugard , se tournent toutes vers cette simplicité, car leur base est l'imitation si naturelle à l'homme. J'établirai dans les chapitres suivans les grands avantages de ces méthodes, toutes réunies et perfectionnées par M. Maugard.
Au reste quand on continuerait de suivre l'enseignement actuel, un élève qui le commencerait à douze ans, y ferait un double progrès qu'il n'eût fait quatre ans plutôt : je l'ai déjà prouvé.
Ainsi au lieu d'employer huit ans à cette étude, cinq ans au plus lui suffiront > L'expérience le confirme par de nombreux exemples et par celui de J.-X Rousseau lui-même ; voici ce qu'il en pense:
« Quoiqu'on en puisse dire, je ne crois « pas qu'à l'âgo de quinze ans, nul c( enfant, les prodiges à part, n'ait « appris deux langues, chaque chose « peut avoir pour lui mille signes divers, « mais chaque idée ne peut avoir « qu'une forme, il ne peut donc ap- « prendre à parler qu'une langue. Il en
« apprend cependant plusieurs dit-on , « je le niej j'ai vu plusieurs de ces petits « prodiges qui croyoieht parler cinq ou « six langues , je les ai successiveu ment entendu parler allemand en « termes latins, en termes français, en « termes italiens j ils se servoient à la « vérité de cinq ou six dictionnaires, « mais il ne partaient toujours qu'aile-' « mand. En un mot donnez tant de « sjnonimes qu'il vous^ plaira , vous « changerez les mots, non les langues, « ils n'en sauront jamais qu'une ».
Cette tirade est peu propre à inspirer du goût pour Tétude des langues, car si l'homme ne peut jamais en parler qu'une seule-, quelque chose qu'il fasse , il doit se borner à sa langue maternelle; il y sera même conduit naturellement. Alors je vois supprimer d'un seul trait, de nombreuses institutions et mille ouvrages scientifiques. Mais n'est-ce pas une véritable absurdité de dire, qu'un enfant ordinaire ne peut à quinze ans apprendre deux langues, c'est-à-dire une autre que sa langue maternelle ? On n'çn peut
douter à moins de regarder comme une chimère la plus haute expérience , qui nous a constamment atteste' que l'adolescence est lage d'étudier les langues. On pourrait citer depuis les Grecs et les Romains des milliers de savans en tout . genre qui Les ont étudiées ainsi. Eh bien ! a ton jamais osé leur soutenir qu'ils n'en savaient parler ou n'en comprenoient qu'une seule? Pourquoi nous servonsnpus de leurs ouvrages et de leurs traductions dans toutes les langues? Sans doute c'est par la confiance qu'on leur accorde. Qui oserait aujourd'hui même , dire que le célèbre et dernier traducteur de Virgile n'entendait pas le latin, parce qu'il en a coipmencé l'étude avant quinze
Il est vrai que sur ce point Rousseau
a prêché d'exemple, puisque c'est dans l'âge fliùr qu'il a appris cette, langue , mais tous ne sont pas des philosophes dp ce genre ; tous ne peuvent mépriser généralement les usages révérés des peuples; tous ne peuvent quitter leurs emplois, leurs rangs, leurs dignités, leurs
épouses , leurs enfans pour se placer sons la férule d'un maître de langues; tous ne peuvent conserver jusque dans la vieillesse , la flexibilité dans les organes de la voix, nécessaires pour la prononciation; tous ne peuvent enfin plier un esprit déjà formé et indépendant , à cette docilité absolue, que l'étude des langues exige.
Au reste ce grand philosophe, fidèle au génie des contrastes , se réfute luimême en terminant éloquemment sa période, « J'ai vu dit-il de ce$ petits « prodiges qui croyoient parler cinq « ou six langues , je les ai successik cernent entendu parler allemand en
« termes latins , français , italiens ».
11 a vu et entendu ! Mais comment? Ou il est de la nature de l'homme de ne pouvoir parler qu'une langue, ou cela neSt pas. Si l'affirmative est certaine , Rousseau n'a pu ni entendre , ni juger ce qui est au-dessus des facultés humaines , à moins que 1% divinité par une exception inouïe , ne l'eût favorisé du don des langues, et c'est ce qu'il ne nous a point
dit : si au contraire il a jugé les petits prodiges, il a donné la preuve qu'il a voit des moyens pour prononcer, et ces moyens que pouvoient- ils être sans la connoissance de plusieurs langues ? Alors tout homme peut comme Rousseau, atteindre à la pluralité des langues.
Morelly avant le philosophe de Genève avoit dit : « La difficulté d'apprendre les « langues rebute beaucoup d'hommes ; « tous voudroient les apprendre, s'ils le « pouvoient sans peine. D'ailleurs le peu « de fruit qu'on en retire, le temps « qu'on y employé , le peu de connois- « saace du cœur humain qu'on apprend « dans nos collèges , font juger à des pa- « rens , qu'il est inutile de les enseigner « à leurs enfans. (i) ».
U n'est que trop vrai que les difficultés sont grandes pour les langues mortes, mais leur' enseignement simplifié, devenu plqs naturel , fera disparoitre ces difficultés rebutantes. Direque Ton retire
mtm
(i) Essais sur l'esprit humain^
( 46 ) peu de fruit de 1 étude des langues /c'est une erreur manifeste , une injustice même. Cette étude embellit au contraire, toutes les connoissances utiles et agréables; elle est la savante sœur des belleslettres, la source d'où les arts et les sciences tirent sans cesse un nouveau lustre j elle prête ses richesses aux orateurs, aux magistrats , aus légistes, aux gouvernails ; elle s'allie heureusement avec la morale et la religion ; elle dévoile les secrets du cœur humain par l'explication des textes historiques. C'est ce que j'ai déjà clairement établi dans ce chapitre , une répétition seroit inutile.
..Ainsi quelque chose qu'on ait pu dire contre 1 utilité des langues , la vérité parlera plus haut que les sophismes; que leur étude ne soit donc pas négligée par tous ceux dont le rang ou la profession l'exige; mais quelle soit toujours inséparable de la morale et de la religion.
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